La Fondation pour l’innovation politique se penche sur le défi posé au monde de l’assurance face à la multiplication des catastrophes naturelles et au dérèglement climatique.

L’épidémie de coronavirus a déjà donné des sueurs froides au monde de l’assurance, qui s’est vu critiqué de toute part pour avoir refusé l’indemnisation de certains de ses clients en perte d’activité. Un autre sujet bouscule aussi fortement le secteur… et ce n’est qu’un début. Avec la multiplication des catastrophes naturelles, les assureurs sont de plus en plus sollicités par les particuliers, les entreprises ou les collectivités locales, pour prendre en charge les réparations causées par des dégâts de plus en plus coûteux. D’après une note du mois d’août publiée par la Fondation pour l’innovation politique sous la plume d’Arnaud Chneiweiss et José Bardaji, nous sommes passés de 50 catastrophes par an dans le monde dans les années 1970, à 200 chaque année dans les années 2010.

​ Renoncer à assurer les habitations trop exposées est une tentation, et parfois une nécessité. Mais pour les auteurs de la note, il y a aussi de gros progrès à faire en termes de prévention des risques naturels (repères de crues dans les communes soumises au risque d’inondation, plan de prévention des risques naturels…), sans compter la capacité des constructeurs à mieux diagnostiquer les sols. Le réchauffement climatique n’est pas une fatalité. Le coût croissant de l’indemnisation des risques non plus.

Les assureurs face au défi climatique, Arnaud Chneiweiss, José Bardaji, Fondation pour l’innovation politique, août 2020.

Retrouvez cet article dans Les Echos.