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Les syndicats de cheminots ont décidé de suspendre leur participation aux réunions bilatérales avec la ministre des transports. Ils dénoncent une absence de dialogue avec le gouvernement. Quelle influence ont-ils aujourd’hui ? Comment s’inscrivent-ils dans un monde du travail en mutation ?

En France, on fait à peine plus confiance aux syndicats qu’aux partis politiques. C’est le résultat d’une enquête intitulée « où va la démocratie ? » menée par la fondation pour l’Innovation politique. Alors que le taux de confiance est au plus haut concernant l’Armée, les petites et moyennes et entreprises et la police, on est en droit de se demander ce qu’il s’est passé. Pourquoi au regard de ces chiffres, il apparaît que les syndicats restent lointains, dans ce baromètre. Lointains de cette population, les travailleurs, qu’ils sont censés défendre, du moins représenter.

On est en droit de se demander en effet ce qui nourrit cette défiance, surtout en cette période de contestation sociale, et de débats autour de la réforme de la SNCF, où les syndicats apparaissent comme les acteurs qui veulent peser, qui doivent peser dans le débat politique en cours, même s’il faut pour cela, refuser la discussion avec comme c’est le cas pour le moment, avec la ministre des transports.

Les syndicats tentent sur ce dernier point de se mettre d’accord sur un ordre de marche commun, ce qui n’est pas toujours évident. Encore moins courant. Mais l’urgence n’est-elle pas aujourd’hui pour eux d’exister ? Surtout quand la réforme du code du travail leur destine une place de moins en moins importante au sein de l’entreprise ?