Bruno Hug de Larauze, Pdg d’Idea à Saint-Nazaire et président du Club des Trente, réaffirme dans une note son soutien au projet.

Alors que les champs autour de Notre-Dame-des-Landes s’apprêtent à accueillir des milliers d’opposants ce week-end, Bruno Hug de Larauze, Pdg d’Idea et président du Club des Trente, publie une note d’une quarantaine de pages à la Fondation pour l’Innovation Politique (Fondapol). Un cercle de réflexion dirigé par Dominique Reynié, professeur des Universités à Sciences Po, et se qualifiant de « libéral, progressiste et européen ».

Objectif : analyser les éléments de blocage successifs, interdisant au projet d’aboutir au bout de tant d’années. « J’ai trouvé important de rassembler des éléments objectifs, au-delà des convictions personnelles des uns et des autres, pour analyser et comprendre la manière dont s’organisent le partage et le pilotage d’un grand projet de territoire », écrit le dirigeant, ancien président de la Chambre de commerce des Pays de la Loire, dans un courrier accompagnant cette note.

« Marqueur déterminant du quinquennat qui s’ouvre »

« Ce projet est devenu un symbole des blocages de notre société par une minorité alors qu’il est probablement à ce jour celui qui a été le plus débattu, étudié, concerté, expertisé et conforté. » Et de rappeler la validation du projet par 20 collectivités depuis 15 ans, 178 décisions de justice et le vote de 500.000 citoyens, faisant référence au référendum voulu par François Hollande en 2016.

« A la relecture de ce travail, je reste d’autant plus convaincu de l’absolue nécessité de cette infrastructure pour les régions Bretagne et Pays de la Loire, qui sera à n’en pas douter un marqueur déterminant du quinquennat qui s’ouvre », indique Bruno Hug de Laurauze. « Le renoncement à un tel projet consolidé sur le plan démocratique, sur le plan judiciaire et sur le plan réglementaire serait un bien mauvais signal donné à ceux qui veulent investir, qui veulent relancer l’emploi, qui sont attachés à développer leur territoire et à respecter la démocratie. »

Elus et médias pointés du doigt

« Après avoir perdu sur le terrain démocratique, après avoir perdu sur le terrain judiciaire, il ne reste plus que l’opposition physique pour faire reculer un Etat », écrit Bruno Hug de Larauze dans un chapitre intitulé « Des minorités d’activistes bénéficiant de puissants relais ». Et de pointer du doigt certains élus et médias. » Le plus inquiétant est que cette opposition qui s’exprime, y compris par la force, est relayée par des élus de notre République, parfois même membres du gouvernement, et qui n’hésitent pas à transgresser la loi en soutenant des « zadistes » occupant illégalement les terres, en rouvrant des maisons expropriées à l’aide de pieds-de-biche et de tournevis, devant des nuées de caméras. »

« Des élus appellent à l’opposition aux forces de l’ordre, à la résistance et aux sabotages, relayés par des opposants radicaux qui ne croyaient pas à une telle aubaine pour mieux faire valoir leur idéologie », poursuit le patron. « Des associations tiennent des conférences de presse avec des « zadistes » à visage masqué sans que les médias ne s’interrogent sur les effets du relais apportés. De ce fait, il est difficile de s’étonner ensuite de la violence et des exactions commises sur site. »

« Notre-Dame-des-Landes : l’Etat, le droit et la démocratie empêchés ». Fondation pour l’innovation politique, 5€. www.fondapol.org