Le 4 juin 2009, le président Barack Obama prononçait à l’université du Caire un discours marquant le début d’une nouvelle ère dans les relations entre les États-Unis et le monde musulman. Si ce discours s’adresse principalement aux musulmans, sa vision géopolitique dépasse les frontières religieuses pour concerner le monde entier, y compris l’Europe. C’est à ce titre que la Fondation pour l’innovation politique a réuni à l’occasion d’une table ronde, le 9 juillet dernier, trois intervenants afin de confronter les analyses européennes, américaines et arabo-musulmanes de ce discours.Peut-on parler d’une nouvelle vision américaine de l’islam ? Quel nouveau départ annonce ce discours au titre prometteur – « A New Beginning » ? Ce texte est-il le signe du dépassement du conflit des civilisations et l’annonce d’un nouvel ordre spirituel, et si oui, lequel ? Autant de questions auxquelles les intervenants ont apporté leur éclairage.
Intervenants :
- Gilles KEPEL, professeur des universités, directeur de la chaire Moyen-Orient Méditerranée et du programme doctoral Monde musulman à Sciences Po, auteur, notamment, de Terreur et martyre. Relever le défi de civilisation (Flammarion, 2008) ;
- Bruce CRUMLEY, correspondant de Time Magazine à Paris ;
- Tewfik HAMEL, doctorant en sciences politiques et relations internationales, université Robert-Schuman (Strasbourg), boursier de la Fondation pour l’innovation politique.
Le débat a été animé par Dominique REYNIÉ, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique et professeur des universités à Sciences Po.
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Reconnaître l’islam et les musulmans
Le premier constat partagé par l’ensemble des intervenants est le caractère résolument nouveau et symbolique du discours de Barack Obama. Pour Bruce Crumley, c’est un « discours monumental, dans le fond et dans la forme ». Monumental parce qu’il bâtit de nouvelles relations entre les États-Unis et le monde musulman, s’imposant comme « le véritable discours de rupture avec les perceptions et la politique de l’ère Bush fils à l’égard de l’islam », résume Gilles Kepel.
Une image positive de l’islam
Pour renouer avec les musulmans, Barack Obama dénonce la vision que les Américains, et plus largement les Occidentaux, ont eue du monde islamique ces dernières années. Il y oppose la vision du « bon islam » : Gilles Kepel constate que « son discours exalte tout ce qui peut être exalté dans l’islam et développe une vision de l’islam qui n’est pas loin de l’apologétique, très acritique, il propose une histoire rose de l’islam, qui, à mon sens, est due à la nécessité politique d’effacer l’histoire noire véhiculée par son prédécesseur ».
Bruce Crumley s’accorde à trouver cette histoire de l’islam « quelque peu rose », c’est selon lui le moyen qu’a trouvé Barack Obama pour se montrer sensible et ouvert au monde musulman : « Ce n’est pas de la flatterie, c’est un moyen de signifier que le monde musulman est important et va continuer à l’être. »
Cette reconstruction presque enchantée de l’islam, selon Dominique Reynié, permet de réintégrer les musulmans à la globalisation et de rompre avec la vision binaire d’une globalisation menée par l’Occident et l’Asie, d’un côté, et d’un monde musulman perçu comme l’obstacle à une mondialisation heureuse, de l’autre côté : « Ce discours veut réduire l’altérité entre le monde musulman et le monde non musulman, il veut réinscrire les valeurs et l’histoire de l’islam dans une histoire globale, il y a un objectif de restauration. »
Par ailleurs, le fait que Barack Obama s’adresse dans ce discours aux musulmans d’une manière générale, sans faire de distinction entre eux, n’est pas ici le signe d’une vision réductrice et manichéenne. Pour Dominique Reynié, cette unification permet de contrebalancer le préjugé dont la population musulmane était jusqu’alors victime : « On peut lire ce discours comme un anti-préjugé, un effet d’équilibre pour rectifier la puissance du préjugé ancien. »
L’islam comme religion américaine
Gilles Kepel ajoute que ce discours « donne un brevet de modernité à l’islam en faisant de l’islam une religion américaine ». Barack Obama insiste en effet sur le fait qu’il reconnaît l’islam comme constitutif du pluralisme religieux américain. Dans une tradition où, contrairement à la France, le politique n’est pas toujours séparé du religieux dans le discours, c’est un signe fort : un président américain se montre aujourd’hui désireux de réintégrer et d’accueillir les musulmans.
L’islam, une religion au cœur du monde, qui doit être respectée
Cette reconnaissance de l’islam est d’autant plus forte qu’elle s’inscrit dans un discours qui porte une vision religieuse du monde. Comme le mentionne Tewfik Hamel, Barack Obama utilise de nombreux termes religieux (« la vision de Dieu », « Fils de Dieu »…) et traite les civilisations et les aires géographiques « comme si elles étaient fondées uniquement sur la religion et que les autres dimensions étaient subordonnées à cette dernière ». Tout en refusant le « choc des civilisations », ce discours prend l’allure d’une lecture culturaliste.

Si Dominique Reynié rejoint ce constat : « Barack Obama considère le monde comme un monde de croyants », il note aussi que le président américain « épingle » le comportement des Européens vis-à-vis des musulmans. Le modèle américain semble être le seul à être vraiment libéral et ouvert : « Lorsque Barack Obama évoque l’Europe, il développe une vision morbide, rappelant l’Inquisition, la persécution des juifs et l’interdiction du voile. C’est une vision dure, qui dénote une certaine virulence a égard de l’Europe. » Faut-il en être inquiet ? Pour Bruce Crumley, il faut resituer cette apparente critique : Barack Obama était devant un public religieux, « il devait faire avancer son argumentation », Obama n’a d’ailleurs « pas insulté l’Europe », précise-t-il, « il n’a fait que mentionner trois réalités historiques ».
Renouer avec l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient
Une main tendue à la région MENA…
Barack Obama a choisi de prononcer ce discours au Caire. Ce n’est pas un choix anodin : pourquoi en effet s’adresser à un milliard de musulmans à partir d’un pays arabe ?
Pour Tewfik Hamel, « Obama semble plus précisément vouloir s’adresser aux musulmans de la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (MENA), sinon pourquoi s’adresser aux musulmans depuis un pays de la région ? Pourquoi choisir un pays arabe pour s’adresser à 1,4 milliard de musulmans ? Quatre musulmans sur cinq ne sont pas des Arabes. On peut supposer que c’est la région MENA, région d’une grande importance stratégique pour la puissance et l’économie américaine. S’adresser d’un autre pays comme la Turquie ou l’Indonésie, deux grands pays musulmans, n’aurait pas eu le même sens ». Que le pays arabe choisi soit l’Égypte est doublement révélateur : « l’Égypte est le plus grand pays arabe, la pierre angulaire de l’action politique arabe dans les stratégies de paix et de guerre dans la région. »
… pour y préserver le soft power américain
Pour Gilles Kepel, « les problèmes du soft power américain dans cette région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ont été l’un des éléments déclencheurs de ce discours. Un certain nombre d’intérêts vitaux des États-Unis sont apparus comme menacés dans la région, et c’est bien cela qui a engendré la nécessité de dialoguer et de rompre avec le passé ». Selon Tewfik Hamel, « cette rupture doit servir l’objectif principal des États-Unis : éviter l’émergence de toute grande puissance régionale, locale (Ligue arabe ou autre alliance locale) ou extérieure (l’Union européenne, la Russie ou la Chine) capable d’entraver leur influence dans la région ».
Amorcer une nouvelle politique américaine dans la région
Rompre avec l’ère Bush
La politique de Bush, qui a été celle de la guerre contre la terreur, a été contre-productive en terme d’image et de soft power. La volonté du président Bush d’imposer la démocratisation pour épuiser l’extrémisme a abouti à la une guerre en Irak – toujours pas résolue aujourd’hui –, le processus de démocratisation qui voulait apparaître aux yeux des néoconservateurs comme vertueux n’a pas fonctionné, et la position des néoconservateurs sur le maintien des intérêts israéliens a été perçue par les pays musulmans comme un élément qui entravait la sincérité américaine. Pour Gilles Kepel, « la fonction du discours d’Obama est d’engager une déconstruction systématique de cette logique politique ».
Adopter une attitude plus respectueuse des autres puissances
Bruce Crumley insiste sur le « mea culpa américain » qui transparaît dans ce discours. Les Américains ont longtemps été persuadés du bien-fondé de leurs interventions à visées démocratiques dans la région. Bruce Crumley le reconnaît : « Jusqu’au 11 Septembre, les Américains se voyaient vraiment comme un peuple juste et vraiment bon, c’était très naïf. Ce n’est que le choc du 11 Septembre qui a permis une remise en question, ils ont alors commencé à comprendre qu’ils pouvaient apparaître comme un peuple abusif et belligérant aux yeux des autres. Ce mea culpa, même si cela peut coûter politiquement aux États-Unis, est un geste important au niveau international. » Le corollaire de ce mea culpa est le changement d’attitude : « Obama reconnaît que les intérêts américains doivent cohabiter avec les intérêts des autres pays. Les États-Unis vont fonctionner différemment. » Tewfik Hamel souligne à ce propos que Barack Obama laisse entrevoir « une Maison-Blanche plus pragmatique et réaliste dans ses rapports avec le monde arabe. L’Amérique d’Obama se contentera d’un rôle incitatif, encourageant les initiatives venant de l’intérieur des sociétés arabes elles-mêmes ».
La question palestinienne
Pour Gilles Kepel, le traitement que Barack Obama fait de la question palestinienne « est peut-être le critère de la véracité essentiel du discours, du moins pour ses auditeurs ». C’est en effet la première fois que la souffrance des Palestiniens est mise à égalité avec la souffrance que les juifs ont connue lors de la Seconde Guerre mondiale. « Aucun président américain n’était allé jusque-là », insiste Gilles Kepel, « c’est la clé de légitimation du discours ».
Une autre preuve de cette prise de position très forte : le souhait formulé du démantèlement des colonies israéliennes. Tewfik Hamel perçoit cette stratégie comme « acceptable et réaliste », le gel des colonies « donnera un signal fort aux pays arabes, que les États-Unis sont en mesure de forcer la main aux Israéliens et d’obtenir ce qu’ils veulent et ensuite d’aller au-delà ». Mais Bruce Crumley souligne « le flou et le vague » qui persistent sur cette question du démantèlement : « Le président dit vouloir arrêter les colonies, mais qu’est-ce que cela veut vraiment dire ? Arrêter leur développement, ou aller plus loin et supprimer les colonies existantes ? »
La question nucléaire
Concernant la crise nucléaire iranienne, Tewfik Hamel ne note pas de grand changement concret, à part l’offre de dialogue. Il remarque également que, dans son discours, Barack Obama « apporte un soutien implicite au nucléaire israélien et son engagement pour un “monde sans armes nucléaires” est ambigu1. Selon lui, « toutes les nations – y compris l’Iran – devraient avoir accès au nucléaire civil si elles se plient aux exigences de TNP. Cet engagement est au cœur du traité, et il doit être respecté par ceux qui y souscrivent pleinement2 ». Barack Obama a seulement réaffirmé son engagement pour un monde sans armes nucléaires, sans même mentionner un Moyen-Orient dénucléarisé et, selon cette expression, il n’y a que les pays signataires du TNP qui sont tenus de le respecter. Mais comme Israël n’est pas signataire, rien ne l’oblige à le TNP ou à se désarmer.

En guise de conclusion : quel est et sera l’impact de ce discours ?
Ce discours avait tout pour être symbolique. Barack Obama est un symbole à lui tout seul, rappelle Bruce Crumley : « Le président a exploité cette dimension, rappelant que son père était un musulman du Kenya. L’interpénétration entre la dimension personnelle et institutionnelle était forte. À la façon d’un Martin Luther King, il a mis en avant sa sincérité, son désir d’avancer et sa finesse psychologique pour convaincre son public. »
Mais, curieusement, ce discours n’a finalement été que peu commenté par les médias. Les intervenants et certains membres du public ont souligné le quasi-silence qui a accueilli ce discours. Le parallèle fait avec le discours de J. F. Kennedy à Berlin a conduit Gilles Kepel à reconnaître qu’« il a sans doute manqué au discours d’Obama l’impact d’un “Ich bin ein musulman”… ce discours, qui devait être fondateur, aura-t-il une incidence ? Quelque chose semble ne pas avoir pris ».
Les limites du discours ?
Pour Gilles Kepel, « ce discours semble avoir de grands standards, mais il se confronte à des individus retors, comme en Iran, et à des situations complexes ». Ce qui a suivi ce discours… a été l’élection iranienne, « qui a confirmé que l’Iran n’est pas prêt à saisir la main tendue d’Obama ». Bruce Crumley s’accorde à penser que le consensus que recherche Obama est difficile : « Obama ne va-t-il pas se retrouver sur un terrain tellement petit qu’il en sera handicapé ? »
En termes de conséquences, effectivement, le discours n’a aujourd’hui encore rien provoqué. « Il y a des mises en place de jalons, des prises de position fortes… Mais, pour l’instant, il n’y a pas de traduction ferme en actes de ce que les paroles annoncent », résume Gilles Kepel.
Tewfik Hamel précise sur ce point que certaines causes de ce « manque de conséquences » sont liées aux contraintes lourdes avec lesquelles Barack Obama doit composer : « La division de son parti en néogauchistes et néolibéraux qui ont une perception différente en matière de politique étrangère ; les républicains avec lesquels il doit composer ; le poids des lobbys et groupes de pression très influents à la Maison-Blanche ; et une dernière contrainte : ses origines musulmanes, le fait qu’il ait vécu en Indonésie, ait eu l’orientaliste Edouard Said comme professeur et ait connu le professeur Rashid Khaldi (deux symboles de la cause palestinienne) : tout cela peut l’exposer aux rumeurs et critiques. »
Un discours dont les véritables effets seront sans doute à considérer sur le long terme
Bruce Crumley s’attache à penser que « ce discours a ouvert une porte, [qu’]il porte un vrai changement en lui, et [qu’]il est normal que les choses évoluent lentement, surtout après l’époque désastreuse de Bush ».
Pour Dominique Reynié, un tel discours « a beaucoup d’effets, peut-être pas tant sur les États que sur les peuples, il y a donc un travail d’irrigation, de diffusion qui doit s’opérer. Des effets sur les perceptions et les visions sont peut-être déjà en train de se manifester, peut-être de façon presque invisible, ce sont des choses difficiles à mesurer… »
Notes
1 Selon une note de la cellule diplomatique de l’Élysée, « on est dans le déclaratoire. Il ne s’agit pas d’un discours sur la politique de sécurité américaine mais une d’une version export avant tout destinée à améliorer l’image des États-Unis » (Le Figaro, 9 avril 2009).
2 Outre qu’il n’a pas parlé du Moyen-Orient, selon l’expression, seulement les signataires du TNP sont concernés. Rien n’oblige Israël à se désarmer, car il n’est pas signataire du TNP.

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Discours d’Obama au caire le 4 juin 2009.
A vrai dire c’est un discours plein de formules stratégiques, d’idéologie, de sens ; et surtout d’ouverture. Nonobstant, il est simple, sans équivoque et surtout sans complexité. Certes, il y’a des insinuations vers des puissances, des régions et surtout des périodes de temps.
Pour commencer l’analyse de ce discours, il est préférable de suivre son enchainement tout en essayant de déceler le sens de sa contenance épistémologique. Car le respect de son enchainement nous enmène à mettre en relief les priorités et préocupations l’une après l’autre d’une façon hierarchique.
Alors, pourquoi désigner les 2 institutions et les qualifier de remarquables, à savoir AL AZHAR et l’université du Caire. Certainement, c’est une façon de se fixer un interlocuteur et dans l’authenticité et dans la modernité, en plus de leur donner le privilège et l’apanage du progrés pour l’Egypte ; c’est un model de l’Islam modéré. Ce n’est pas pour une raison quelconque, mais pour insister sur leur substance et leur spécialité en tant que lieu où se développe l’idéologie. Ainsi, et ça va venir dans le reste du discours, c’est l’Islam qui est en question. Egalement, son salut revete une connotation religieuse « Salam Aleikom », ce n’est rien d’autre qu’une voloné d’ouvrir les portes du message, qui s’est avéré destiné aux musulmans, pour traiter une affaire à l’Islam et dont le destinataire principale sont les gents du savoir « Oulema » notamment les 2 institutions précités.
Ce message qui se veut rassurant sur des points culminants dans les relations entre les USA et les musulmans du monde entier. Et c’est ça le noyau dur du discours. Obama a bien fait de puiser dans le passé de cette relation, pour dire qu’il s’agit d’un sujet plus vieux que la politique actuelle. Ce faisant, il a mis en exergue l’existence de tensions et de conflits, mais pour apaiser le reflet de ce dilemme, il a évoqué la coexistence et la coopération d’antan entre les pays de l’Islam et l’occident, chose que l’histoire en a démenti l’existence. Alors, c’est le colonialisme qui en était la cause, c’est le suspect numero 1 de grande envergure en matière d’hostilité et de haine. Le 2ème facteur n’est rien d’autre que la guerre froide, puis le 3ème facteur c’est la modernité et la mondialisation. Selon Obama ces 3 facteurs ont provoqué les musulmans, et meme si cette provocation les enlisent dans l’embarras et les catastrophes de tout azimut, Les musulmans ont continué à suivre les sentiers de l’hostilité à l’occident.
Sans doute, il veut manifester que la cause de l’hostilité est de nul justificatif. Du fait que le colonialisme n’existe plus et la guerre froide ne l’est plus. Tandis que pour la mondialisation c’est une modernité, donc il ne faut pas en avoir peur. Au demeurant, les causes de l’hostilité à l’occident ne sont pas fondées et c’est un fantasme dans les tetes de quelques extremistes.
A ce stade, Obama fait « table rase » pour enclencher le discours contre le terrorisme, non justifié. Ceci étant dit, pour enfin aboutir à une réalité « selon lui » que cette violence se confronte à des valeurs et non pas à des peuples bien determinés. Pire encore, à des valeurs que l’Islam meme défend. Il s’agit d’un scénario qui exprime les violations d’une valeur qui est les droits de l’Homme. Depuis là nait la peur et la méfiance, autrement dit la réplique qui se métamorphose en Xénophobie ou eventuellement un racialisme, plutot justifié selon Obama, Car la peur et la méfiance sont le « feed back » et non pas une réaction outrageante sans motif.
En d’autres mots, Obama construit une équation dont les éléments sont : une violence (résultat d’une tension non fondé ) faite par des extrémistes au nom de l’Islam, ce qui engendré une peur et une méfiance. A partir de la ligne 25 (tant que …) Obama se veut rassurant d’une solution et il commence par le mot clef « notre relation »; Curieusement, c’est un signe de réconciliation, du coup il remet en cause les différences, car c’est là où peuvent naitre les haines et la relation de non paix voir meme le conflit et les guerres (violences, terrorisme …) . Alors, s’il s’agit d’une coopération on va mettre fin à nos méfiances càd notre « feed back » contre la violence. Pour lui il est question de 2 choix, dans l’un demeure le conflit et dans l’autre la coopération signe égale à la prospérité. Et certainement, il faut faire un choix parmi les 2.
A partir de la ligne 29 (je suis venu ici au Caire…), il a fait le choix du Caire qui, selon lui, un point de point de rayonnement de la civilisation islamique. Et pourqoui? Tout simplement il répond : en quete d’un nouveau départ càd une nouvelle relation, musulman/USA. Obama dispose, alors, d’une offre grandiose qui n’est rien d’autre que l’interet mutuel, un allèchement acceptable, et le respect mutuel, c’est l’ideal ; Autrement dit, une complémentarité au lieu de la concurence, vu les principes communs entre les deux protagonistes. Dans cette configuration, la duplicité Islam/USA manque de cohérence, parceque nullement une relation ne peut lier une religion et un Etat, c’est plutot les musulmans et les USA. Donc Obama preche les musulmans à travers la religion. C’est un discours idéaliste dont le paradigme Islam joue la base inéluctable.
In fine, Obama reconnait la difficulté de la tache, en disant la vérité à propos de la méfiance des occidentaux, qui ne peut pas etre éradiquée du jour au lendemain. Cette vérité veut dire que l’attitude des occidentaux est très ancrée. Obama veut se monter crédible, car il sait très bien que la haine chez les occidentaux est difficile à arracher, alors n’attendez pas qu’ils vont vous ouvrir les bras juste après mon discours. Il s’agit bel et bien d’un effort que vous devez faire chers musulmans. Obama fait la rupture avec le passé en déniant toute connaissance des causes de la situation actuelle (questions complexes), qui ont engendré ce débat. Obama ne reconnait que le futur, pour celà il prone et préconise l’ouverture et la clarté dans cette dualité relationnelle Islam/USA.
Dans l’épilogue il a utilisé le coran comme il l’a fait au début avec le salut musulman, pour montrer qu’il est un parmi eux, c’est un signe de l’unité, de l’appartenance, et de la crédibilité.
La crainte du Dieu et la vérité sont 2 fondements de la bonté humaine. C’est pour celà qu’il les a choisit parmi d’autres, comme la tolérance. Car dans la crainte du Dieu réside le bon sens et dans la vérité réside le déouement pour le bien d’autrui et l’abnégation, sans oublier le fait de dénoncer les terroristes.