Paul Krugman, lauréat du Prix Nobel d’économie 2008 et éditorialiste au New York Times, a pris sa plume pour tenter de mettre de l’ordre dans un débat qui lui tient à cœur. En partant de la grande question du coût économique généré par les politiques de lutte contre le réchauffement climatique, et à travers une démonstration très pédagogique, il permet aux lecteurs d’envisager le problème du changement climatique par les yeux d’un économiste. En passant par la théorie du choix rationnel et les externalités négatives | (dont les émissions de CO2 sont un excellent exemple), Paul Krugman propose à la fois un mini-cours d’économie et un plaidoyer en faveur de la mise en place d’un marché des quotas d’émission (« cap and trade ») aux Etats-Unis. Il rappelle d’ailleurs qu’il s’agit d’une solution fonctionnant selon les règles du marché. Dans un passage particulièrement intéressant et provocateur, il s’étonne que les législateurs républicains s’opposent au « cap and trade » alors qu’ils sont habituellement si confiants en la capacité du marché à résoudre tous les problèmes. « Ronald Reagan aimait parler de la magie du marché. [...] Pourquoi les républicains pensent-ils que le marché perd sa magie dès qu’on propose de l’utiliser pour inciter à la protection de l’environnement ? » De quoi s’interroger sur la pertinence de certaines lignes de clivage gauche-droite. (source : The New York Times)
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Ce qui me frappe, rétrospectivement, c’est l’aveugle certitude des années 80 qui nous a conduit, quelque part, aux dérives de nos années 2000… Tout est résumé dans cette phrase : « Ronald Reagan aimait parler de la magie du marché… ».
Je ne comprends pas très bien en quoi une politique des quotas peut être libérale au sens de conforme à la pensée du parti républicain… Au contraire, s’il y a quota, il y a refus de la libre régulation par le marché, non ?