Les déchets constituent un vrai problème pour les exploitants et les pouvoirs publics. Leur gestion en France vient de franchir une nouvelle étape, avec la publication, vendredi dernier, du Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs pour la période 2010-2012. Un document élaboré en concertation avec les acteurs du nucléaire, y compris des associations comme le GSIEN, groupement de scientifiques antinucléaires. « Près de 90 % du volume des déchets disposent de filières | de gestion à long terme », déclare Pierre-Franck Chevet, directeur général de l’énergie et du climat au ministère de l’Écologie. Restent les 10 % problématiques. Pour ce qui est des déchets les plus dangereux, la catégorie dite « à haute activité », issue du traitement des combustibles usés, le calendrier avance lentement. S’ils ne représentent que 0,2 % du volume du total des déchets, ils représentent 95 % de leur radioactivité et sont destinés à être enfouis à grande profondeur (-500 mètres). Le ministère de l’Écologie a approuvé une zone de 30 kilomètres carrés toute proche du laboratoire souterrain de Bure (Meuse) pour créer un premier site de stockage. Pierre angulaire du dispositif, ce site doit entrer en service en 2025 et coûtera à la collectivité 15 milliards d’euros, financés notamment via la facture d’EDF. Ce budget comprend l’exploitation du site pour une première période de cent ans. Un projet de longue haleine. (source)
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