Un récent rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) met en lumière le fort potentiel de développement de centrales solaires à concentration.
A la différence du solaire photovoltaïque, la technologie du solaire à concentration n’utilise pas de panneaux mais permet de concentrer les rayons du soleil sur des miroirs. La très forte chaleur | qui en résulte est à l’origine d’un processus de génération de vapeur, utilisée pour faire tourner des turbines et produire de l’électricité. La chaleur créée par la concentration des rayons solaires est facilement stockable, ce qui donne à cette technologie un avantage de taille sur le solaire photovoltaïque.
Selon l’AIE, les coûts de cette énergie seraient susceptibles de baisser de manière significative au cours de la prochaine décennie. Les investissements requis pour construire des centrales pourraient chuter de 30 à 40% d’ici 2020, et le solaire deviendrait aussi bon marché que le charbon en 2025. Mais pour que ce scénario se réalise, les gouvernements des pays à fort ensoleillement devront mettre en place une batterie de mesures incitatives. Financement de programmes de recherche et développement, tarifs de rachat garantis de l’électricité solaire par les distributeurs, et avant tout, mise en place d’un prix du carbone qui rendrait plus attractif le recours aux énergies renouvelables… Le nerf de la guerre est de donner confiance aux investisseurs privés, en créant les conditions d’une meilleure rentabilité de leurs investissements dans le solaire. La mise en marche d’un tel cercle vertueux devrait particulièrement intéresser les pouvoirs publics aux Etats-Unis : selon l’AIE, ce pays pourrait devenir leader mondial du solaire à concentration. Le Sénat américain, qui s’apprête à débattre le projet de loi « American Power Act » rédigé par John Kerry et Joe Lieberman, en prendra-t-il note ?
(Source : The Guardian)

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