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Quel impact de la marée noire pour l’approvisionnement des Etats-Unis en pétrole ?

par Fondapol, le 17 juin 2010

Début avril 2010, deux semaines avant l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique, la Maison Blanche annonçait l’ouverture de nouvelles zones au large des côtes américaines à l’exploration pétrolière. A l’époque, le président Obama justifiait cette décision par la nécessité de rendre les Etats-Unis moins dépendants | des importations de pétrole. Mais suite à la marée noire, le président américain a finalement prolongé de six mois un moratoire sur les nouveaux projets de forage en eaux profondes. Dans son discours télévisé du 15 juin, il a réitéré le besoin d’imposer des régulations plus strictes à cette activité.

Au vu de l’étendue des dégâts dans le Golfe du Mexique, une question émerge dans l’opinion : les Etats-Unis ont-ils véritablement besoin d’accroître la production pétrolière au large de leurs côtes ?
L’Agence Internationale de l’Energie (IEA) vient de publier un rapport sur l’impact de la marée noire pour l’approvisionnement du pays en pétrole, qui donne une réponse mitigée. Si le moratoire actuel et la crise liée à la marée noire finissaient par retarder la mise en œuvre de tout nouveau projet pendant une à deux années, la production quotidienne projetée dans le Golfe du Mexique pourrait être réduite de 100 000 à 300 000 barils d’ici 2015 (au total, les Etats-Unis produisent actuellement environ 5,39 millions de barils par jour). La fourchette haute de cette estimation représente « presque 18% de la production actuelle dans le Golfe et 5% de la production nationale totale, mais au-dessous de 2% de la consommation nationale totale ». Le pays ne sera pas affecté davantage car, malgré le moratoire sur les nouveaux projets, la production pétrolière dans le Golfe du Mexique est actuellement en hausse d’année en année, étant donné que les projets en exploitation n’ont pas encore atteint leur capacité de production maximale. Pour l’instant, les Etats-Unis ne risquent donc pas une crise d’approvisionnement.(Source : The New York Times)

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