Depuis sa création en 2006, Wikileaks sape avec constance la notion de secret, qu’il soit professionnel ou étatique.
Ce site, spécialisé dans la mise en ligne de documents confidentiels, a réalisé son plus beau scoop le 25 juillet dernier, en publiant 6 ans de rapports secrets sur la guerre en| Afghanistan, soit 92 000 pages.
Wikileaks s’était déjà illustré en rendant publics les emails de la candidate à l’investiture du Parti Républicain Sarah Palin ou encore des millions de SMS interceptés lors de la journée du 11 septembre. Mais c’est en avril dernier que le site s’est fait connaître du grand public en diffusant la vidéo de la bavure d’un hélicoptère américain en Irak.
Si l’on en croit Julien Assange, fondateur australien de Wikileaks, le seul secret qui mérite d’être protégé est l’identité de ses sources. Le fonctionnement du site est en effet fondé sur le principe de l’anonymat de ses informateurs, garanti par une connexion cryptée.
Le bien-fondé de cette forme nouvelle de journalisme fait débat. Les partisans du site acclament le progrès qu’il permet en matière de transparence, notamment dans les domaines politiques et militaires. En 2009, Amnesty International lui a ainsi décerné le Prix des nouveaux médias. Ses détracteurs dénoncent les dangers d’une telle démarche. Selon eux, la publication de certaines informations stratégiques mettrait en cause la sécurité des Etats et de leurs soldats.
Enjeux
Nos blogs
Partenariat Media


Consulter notre page et les articles publiés sur le monde.fr

English
Français





