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Pour une politique européenne de développement

par Jean-Michel Debrat, le 19 janvier 2009

Cette étude amorce une réflexion sur ce que devrait être la nouvelle politique de développement européenne : une politique centrée sur une coopération avec l’Afrique, et fonctionnant selon des principes innovants de décentralisation et partenariats.La priorité doit être de créer un « espace de gouvernance » avec l’Afrique :

  • l’espace ‘Europe-Afrique’ est une entité géographique, l’Afrique appartenant à une définition élargie de l’espace européen ;
  • les intérêts d’une telle coopération sont réciproques : l’Afrique a besoin d’aide, l’Europe de garantir sa stabilité ;
  • cet espace à construire est un ‘espace politique’: bassin d’emploi, flux financiers, réseau d’infrastructures, espace de dialogue démocratique, social, religieux et politique.

Aujourd’hui, ce défi ne peut pas être relevé car la coopération européenne est peu efficace :

  • son seul point fort est l’existence d’un consensus pour une politique du développement complète (intégrer les paramètres commerciaux, sécuritaires, environnementaux etc) ;
  • la conception encore « défensive » de l’aide européenne pose problème ;
  • persiste une insuffisance institutionnelle : l’UE n’est pas représentée en tant que telle dans les instances internationales, et paraît divisée sur de nombreux sujets ;
  • absence d’une pensée européenne du développement : la recherche est inorganisée ;
  • difficile mise en œuvre des aides à (réglementations lourdes, démarches ralenties…)

L’étude propose de repenser cette politique de développement et de mettre en place un système innovant fondé sur la décentralisation et le partenariat :

  • construire une vision mondiale du développement intégrant l’ensemble des régions concernées (Afrique, Amérique Latine, Inde…) ;
  • penser une « politique publique européenne à part entière », qui rompt avec la logique de « juxtaposition de politiques d’inspirations et de finalités différentes» ;
  • idée d’une approche confédérale : tisser un réseau d’agences et d’opérateurs qui intégrerait les expériences de chaque pays membre ;
  • jouer le partenariat avec les PVD : prendre davantage en compte leur voix, renforcer leurs capacités locales ;
  • organiser le « marché financier du développement » en valorisant le rôle des banques ;
  • penser un « marché de l’aide » regroupant de multiples acteurs européens et africains,  dont ceux du secteur privé.

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