Depuis les élections législatives du 13 juin 2010, la Belgique est un pays sans gouvernement, les différents partis n’ayant toujours pas réussi à s’accorder. Cette situation politique est la source de bien des inquiétudes sur les marchés financiers.  Le bilan économique de la Belgique a cependant de quoi les rassurer : la Banque Centrale Belge vient de révéler qu’avec une croissance du PIB de 2% en 2010, la Belgique a enregistré l’une des meilleures performances de la zone euro.

Après un recul du PIB de 2,8% en 2009, l’économie belge a su relancer sa croissance en surpassant la moyenne de la zone euro qui s’élève à 1,7% pour l’année 2010.

Cette performance est notamment dûe à la relance des exportations qui ont bénéficié non seulement de la reprise mondiale, mais surtout des effets positifs des succès industriels de l’Allemagne. Après avoir reculé de 11,4% en 2009, les exportations ont augmenté de 10% en 2010. Dans une moindre mesure, la demande intérieure et son regain de 1,4% a elle aussi contribué à la relance belge.

Le tableau est cependant loin d’être idyllique : l’inflation belge s’est accélérée au cours de l’année 2010, atteignant une moyenne de 2,3%, ce qui représente l’un des niveaux les plus élevés de la zone euro. Le niveau d’endettement, qui s’élève à 95% du PIB demeure inquiétant. Malgré les bons chiffres du PIB belge, les investisseurs redoutent que dans la situation politique actuelle, le pays ne réussisse pas à assainir ses finances. Ainsi, la Belgique a dû subir des taux d’intérêts élevés pour lever de l’argent sur les marchés ces derniers mois.