L’Union n’en est pas à sa première crise, mais elle connaît aujourd’hui sa « révolte des Bonnets » : une crise de confiance suffisamment grave pour qu’il soit urgent d’adapter la gouvernance communautaire à l’émergence d’un nouvel acteur, la société civile européenne. Le clivage apparu lors des deux référendums français et néerlandais est alarmiste sur la perte de confiance des citoyens à l’égard de l’UE. Cette Etude propose une série de mesures pour favoriser l’émergence d’une nouvelle confiance.
Des idées pour européaniser les espaces publics nationaux
L’adoption du système d’alerte précoce favoriserait une plus forte implication des parlements nationaux. La mise en place d’interventions régulières de parlementaires et commissaires européens au sein même des hémicycles nationaux. La formation des élus nationaux sur le fonctionnement institutionnel communautaire et les enjeux européens. La mobilisation des médias de service public pour développer des mises en perspectives européennes des enjeux de politique nationale ou régionale.
Des idées pour favoriser la délibération des citoyens
La mise en place du droit d’initiative populaire inscrit dans le projet de Traité constitutionnel. La transparence des réunions du Conseil, non seulement pour le vote mais pour toute la phase de délibération lorsqu’il agit en tant que législateur. Une plus grande lisibilité des règles de consultation des diverses institutions communautaires. La création d’un statut d’association européenne qui favoriserait la structuration d’une société civile européenne sur une base transnationale.

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