La campagne électorale de 2012 est lancée aux Etats-Unis. L’enjeu principal pour Barack Obama, candidat déclaré à un second mandat, est la réduction de la dette publique qui s’élève à 14 400 milliards de dollars et qui a franchi le seuil symbolique de 100% du PIB américain. Obama a dévoilé son programme et contrairement aux hommes politiques outre-Atlantique, il n’a pas peur des mots… Sa campagne sera placée sous l’angle de l’ « austérité ». En effet, pour redresser le pays, il doit s’attaquer à la dette publique. Son projet est proche de celui de ses opposants qui envisagent de réduire les dépenses sociales de 4 milliards sur 10 ans tout en augmentant les avantages fiscaux des ménages les plus aisés. Mais Obama, lui, prévoit de le faire sur 12 ans et refuse de réduire drastiquement le budget consacré à l’éducation et à la recherche. Il n’entend pas non plus céder sur le système de sécurité sociale ni sur celui d’assurance chômage, qu’il considère comme « des engagements vitaux ». Reste la question de l’impôt. Ses adversaires sont fermement opposés à une augmentation des recettes publiques et à une baisse des avantages consentis aux plus riches, ce qu’Obama laisse entendre afin de réduire durablement la dette publique. Certains républicains admettent quand même « qu’ils ne pourront pas en rester à ce réflexe conditionné ». La question de l’impôt et donc de la solidarité seront, tout comme en France, au cœur de la campagne électorale de 2012.

Source : Lemonde.fr, bienpublic.com