À l’occasion de cafés-débat, la Fondation pour l’innovation politique se propose de réagir et d’interagir autour de différents ouvrages. En présence de l’auteur et de Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, la discussion s’anime librement au gré des questions et réflexions de l’équipe.

Ce 18 juin 2019, la Fondation pour l’innovation politique recevait Bruno Durieux, conseiller au cabinet de Raymond Barre (1976-1981), ancien député (1986-1994), ancien ministre (Santé, 1990-1992) ; Commerce extérieur, 1992-1993), maire de Grignan dans la Drôme et auteur de « Contre l’écologisme. Pour une croissance au service de l’environnement » paru le 21 mai 2019 aux Éditions de Fallois.

🎥🌱 Discussion à la Fondation pour l'innovation politique avec Bruno Durieux autour de son ouvrage "Contre l’écologisme, pour une croissance au service de l’environnement".

Publiée par Fondation pour l'innovation politique sur Dimanche 23 juin 2019

 

« Si l’écologie est une science rigoureuse, l’écologisme est son contraire. C’est une idéologie de combat dressée contre l’économie de marché. Elle émerge au cours des années 1970, dans la mouvance de la gauche américaine. Les «nouvelles droites» s’y retrouvent également. Les milieux populaires la rejettent.

Son hégémonie médiatique est écrasante. Pourtant, aucune de ses prophéties catastrophistes ne s’est concrétisée. Au lieu des désastres annoncés et ressassés – famines, épuisement des ressources naturelles, disparition de la biodiversité, pénurie d’eau, etc. – l’humanité enregistre des progrès spectaculaires (même s’il reste encore beaucoup à faire).

Malgré les cinglants démentis que les faits leur opposent, les écologistes poursuivent inlassablement leur pastorale de la peur et multiplient les victoires politiques. Ces trophées sont, en dépit des apparences, autant de périls pour la planète.

Hyper-malthusianisme contemporain, l’écologisme ne voit d’autre solution pour «sauver» la planète que d’imposer la «décroissance productive» et «la frugalité heureuse». Il récuse la croissance économique quand tout démontre qu’elle est la seule voie de salut. Les immenses réserves d’intelligence qui permettraient l’épanouissement de dix milliards d’individus risquent d’être pétrifiées. Est-ce vraiment le retour à l’Âge d’or qui nous est promis? »