Les 24 et 25 mai, des entrepreneurs du web et observateurs de l’Internet  se sont réunis à Paris à l’occasion de l’e-G8 afin de débattre des enjeux relatifs à l’économie numérique. L’objectif de ce forum était de mettre en place des propositions à l’occasion du G8 qui se tenait à Deauville, en abordant la question d’internet du point de vue économique.

A l’issue du sommet, une déclaration[1] a été adoptée consacrant le rôle essentiel d’internet, de la promotion nécessaire des droits de l’Homme et de la démocratie par ce biais, sans aborder de mesures concrètes pour illustrer ces grands principes. Les Etats signataires s’engagent néanmoins  à assurer davantage le respect de la propriété intellectuelle, à défendre la liberté d’expression et d’accès au réseau, la vie privée, et à lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants et les menaces terroristes en ligne par un encadrement national. La voix de la société civile s’est faite entendre en faveur de la préservation d’un internet libre et neutre, encourageant les gouvernements à légiférer avec précaution.

L’impact de l’e-G8 n’est que relatif puisque certains enjeux fondamentaux n’ont mobilisé que peu de temps. Ainsi, si l’organisation de l’e-G8 était une initiative nécessaire, plusieurs questions restent toutefois en suspens : l’accès à internet est-il un droit fondamental ? Quel sort pour les net-citoyens emprisonnés dans le monde ? La liberté d’expression sur internet doit-elle bénéficier d’un régime de protection dérogatoire ?

Sources : Slate.fr ; Lemonde.fr ; Arretsurimages.net


[1] Un nouvel élan pour la liberté et la démocratie : déclaration du G8 de Deauville, Sommet du G8 de Deauville des 26-27 mai 2011