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Le Parisien : « Sondage : une majorité de Français souhaitent garder l’euro »

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Pour un 9 mai, Journée de l’Europe, voilà un sondage réconfortant pour les partisans de l’Union européenne (UE). Contrairement à ce qu’on aurait pu attendre, les Français croient encore à l’Europe : 30% d’entre eux y voient un motif d’espoir, contre 29% — c’est un résultat très serré — pour lesquels c’est une source de déception, selon une enquête TNS-Sofres réalisée pour la Fondation pour l’innovation politique (un centre de recherche plutôt libéral).

1 Succès inattendu pour l’euro

Ce sondage l’indique clairement : les Français ne souhaitent en aucun cas un abandon de l’euro pour revenir au franc : 67% contre 30%. Et pourtant, une écrasante majorité (82%) juge l’euro responsable de la hausse du coût de la vie. Explication? « Les Français, réalistes, croient impossible et même catastrophique un tel retour en arrière avec le franc », analyse le politologue Dominique Reynié, directeur de la Fondation pour l’innovation politique et auteur de « Populismes : la pente fatale » (Plon).. De plus, les personnes interrogées estiment que l’UE renforce le poids de la France face à la mondialisation.

2 L’Europe, c’est la paix

Là encore, un résultat assez surprenant, tant cet aspect semblait ancré dans les habitudes des Européens, et donc relégué à l’arrière-plan. « Si cela redevient un argument majeur, c’est que le reste du monde est très troublé ces derniers mois, avec les révolutions arabes, la guerre en Libye, l’Afghanistan », reprend Dominique Reynié.

3 Il reste des (gros) points faibles

Principal reproche adressé à l’Europe : sa « complexité », 77% des sondés estimant que ce mot lui correspond bien. Plus embêtant, l’UE est associée par 60% des Français au mot « chômage ». Lorsqu’on les interroge sur les domaines dans lesquels elle devrait s’impliquer davantage, ils répondent majoritairement, dans l’ordre : emploi, pouvoir d’achat et protection sociale. Enfin, ils sont 52% à penser que « l’Union européenne accentue le problème de l’immigration en France ». Sur tous ces sujets sensibles, avertit Dominique Reynié, « les dirigeants européens devront trouver des réponses dans les années qui viennent, sinon la poussée du populisme risque de devenir irrésistible ».

Sondage TNS-Sofres réalisé pour la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) du 15 au 21 avril 2011 auprès d’un échantillon national représentatif de 1 500 personnes âgées de 18 ans et plus. Méthode des quotas.

Article paru dans Le Parisien, le 9 mai 2011. Retrouver l’article sur leparisien.fr

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