Les lauréats du prix Nobel d’économie 2011, les Américains Thomas J. Sargent et Christopher A. Sims, récompensés pour leurs travaux portant sur l’influence des « chocs » (événements imprévus) et des politiques publiques sur les variables macroéconomiques, ont contribué au débat autour de la dette publique des pays de la zone euro en se prononçant en faveur d’un fédéralisme budgétaire qui ferait pendant au fédéralisme monétaire qu’incarne la Banque centrale européenne. Se référant à la décision prise en 1787 par les treize États fondateurs des États-Unis d’unifier leurs budgets respectifs, les deux économistes estiment que le salut de l’euro passe par un élargissement de la compétence budgétaire de Bruxelles.

Les difficultés que pourrait rencontrer une telle décision ne sont pas d’ordre économique mais politique, puisqu’il suffirait d’opérer un transfert de souveraineté vers les institutions européennes en matière de contrôle des budgets des États membres de la zone euro, par exemple, comme le souhaite Jean-Claude Trichet, en créant un « ministère fédéral des Finances » qui disposerait d’un budget commun, dont le financement serait assuré par l’émission d’euro-obligations.

Source : lefigaro.fr, lemonde.fr, liberation.fr