A l’heure où l’Institut d’études politiques de Paris instaure un cours de gender studies et les programmes de Sciences de la vie et de la terre introduisent la théorie du genre en classe de Première, les oppositions les plus vives émanant de milieux catholiques se font entendre.

Si la décision de rendre obligatoire un cours consacré aux différences sexuelles à Sciences Po fait directement écho à l’enseignement disciplinaire des gender studies très développé aux Etats-Unis, l’intégration du chapitre « devenir homme ou femme » dans les manuels de SVT au lycée se heurte à des réticences.

« Il est impensable que ce qui ne représente qu’une option philosophique parmi tant d’autres soit présenté à des adolescents comme une explication scientifique : cela les incite à adhérer à une vision de l’homme et de sa sexualité qui non seulement est profondément contestable, mais qu’il ne relève pas du rôle de l’Education nationale d’inculquer », déclare la présidente du Parti Chrétien-Démocrate Christine Boutin.

Aux yeux de l’Eglise, le genre défini comme pure construction sociale est le produit de l’activisme homosexuel et apparaît destructeur pour la famille.

Cependant, des voix s’élèvent chez les catholiques libéraux pour dénoncer la vision étriquée de l’Eglise catholique, qui serait elle-même créatrice de genre dans son organisation des rapports entre les hommes et les femmes.

Par ailleurs, l’Evangile ne semble pas en contradiction avec la théorie du genre : en suggérant que le sexe biologique n’a pas d’influence sur l’activité sexuelle, il transcende les sexes et rejoint l’analyse des gender studies.

Sources : Slate.fr, lemonde.fr, lefigaro.fr