Près d’un demi-siècle de données assurantielles témoigne de l’aggravation des événements climatiques (tempêtes, inondations, sécheresses…) qui frappent les habitations, les entreprises et les récoltes agricoles en France et dans le monde. Face à ce coût croissant, comment les assureurs peuvent-ils réagir ? Une première réaction peut être de se désengager, en refusant de couvrir les habitations trop exposées ou, tout au moins, en envoyant un signal prix fort. Si cette piste ne doit pas être exclue dans certaines situations extrêmes, une autre approche doit être privilégiée pour la majorité des risques : renforcer la prévention et l’éducation aux risques naturels, mieux adapter les normes de construction aux aléas climatiques locaux, progresser sur certains aspects dans l’indemnisation et améliorer la gouvernance des organismes qui suivent les risques naturels par un meilleur partage de l’information entre acteurs publics et privés.

Cette note a été écrite par Arnaud Chneiweiss, Médiateur de l’Assurance, et José Bardaji, directeur des études économiques et des statistiques à la Fédération française de l’assurance (FFA).