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Charles Feuillerade – L’Ecole de la liberté : initiative, autonomie et responsabilité

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La question scolaire est centrale et revient sur le devant de la scène avec encore plus de force en cette année d’élections. Elle va ainsi occuper un rôle de premier plan dans nos débats publics. Loin de toute position partisane, la note de Charles Feuillerade – pseudonyme d’un haut fonctionnaire tenu au devoir de réserve –, L’École de la liberté : initiative, autonomie et responsabilité, préconise une approche où le pragmatisme prendrait enfin le pas sur l’idéologie. Il s’agit de placer l’établissement scolaire au centre du dispositif d’enseignement car il est la seule instance véritablement au fait de ses propres besoins ; il s’agit donc aussi de faire du directeur le véritable chef de son établissement. Il est temps pour l’école de franchir l’étape de l’autonomie.

28 pages, 3€ | Janvier 2012 | ISBN : 978-2-36408-030–0

 

L’Ecole de la liberté : initiative, autonomie et responsabilité – Charles Feuillerade

2 réponses à Charles Feuillerade – L’Ecole de la liberté : initiative, autonomie et responsabilité

  1. bernard dit :

    L’échec de l’école n’est qu’un des aspects, peut-être le plus grave de la décadence de la France.
    Les idéologues syndicalistes qui se sont emparés dictatorialement du Ministère de l’Education, se servant des enfants comme de cobayes pour l’application de leurs théories fumeuses en portent l’entière responsabilité.
    Quel ministre aura le courage de les chasser?.

  2. Roger Nifle dit :

    Ce texte est excellent en tant qu’il remet en question des croyances qui s’avèrent destructrices et notamment dans la question du rapport liberté et égalité. Cependant la porte n’est qu’entrouverte et il est temps de dépasser le cadre idéel sinon idéologique de ces concepts. pour cela il faut en revenir à la question qu’est ce que la liberté HUMAINE? Elle renvoie à la conception de l’homme qui détermine entièrement l’idée d’évolution (le grandir) et par suite d’éducation et en conséquence les méthodes. Ce questionnement croisera la question des communautés humaines où se jouent le enjeux et les pratiques éducatives et en définitive la problématique d’autonomie et de liberté responsable en situation de dépendance communautaire.
    L’autre question est celle de l’égalité HUMAINE. Un kilo de poires et un kilo de pommes sont elles des choses égales. Oui seulement et exclusivement du point de vue du poids. Il n’y a pas d’égalité en soi mais par rapport à un cadre de référence déterminé. Qu’est-ce que l’égalité humaine? l’égale dignité mais au-delà c’est un choix exogène qui le détermine ou le décrète.

    Alors vient le noeud gordien. Je cite :
    : Il faut d’abord se rappeler que la France se fonde sur une conception élective et non ethnique de la nation. Elle est moins une origine qu’un projet, un creuset où fusionnent les différences et les convictions privées. Ce souci d’intégration dans un espace républi- cain, dans une communauté civique, a conduit notre modèle politique à adopter ce principe simple : devenir français, c’est devenir citoyen fran- çais. Il faut donc susciter, entretenir, transmettre les ferments de l’unité : tel est l’enjeu premier de la nation. Et c’est l’école qui s’en charge, ou plutôt qui s’en chargeait. »

    La France relèverait d’une conception élective (à la différence des autres nations sans doute) Mais qui décidé cela? quelle élection consciente en a été faite par les français? quand? Il s’agit d’une élection postulée par ceux qui y a ont investi leur désir et leurs croyances. Agiter l’épouvantail de l’ethnicisme est un peu léger surtout si on elle définit pas où qu’on l’assimile implicitement et arbitrairement à un racisme biologique.

    Elle serait un projet. Mais il n’y a pas de projet sans sujet sans « nous » qui puisse dire nous voulons. Cette conception de la communauté, nationale notamment, est d’un simplisme étrange ignorant la genèse de toute communauté et ec qui fait sa singularité « culturelle ». Croire qu’on peut la créer « par l’aval » à l’école notamment, indépendamment de ce « nous voulons » « nous sommes » renvoie l’éducation à un formatage décidé par quelque « avant garde » comme toujours.
    L’éducation est celle de personnes qui héritent d’une culture et ne sont pas des tables rases mais des personnes humaines. Si l’éducation doit être communautaire pour que se forme une communauté en devenir en développement, dont c’est là le projet elle est éducation de personnes singulières porteuses déjà d’héritages.
    Seuls les citoyens préformatés par leurs parentèles réussiront au formatage de l’école. C’est là ce qui se passe et que le mouvement du monde, mouvement d’autonomisation vient dévoiler. La République est nue. La nation non. Elle peut donc se doter d’une république du bien commun et non d’un référentiel de formatage idéologique.

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