Le sentiment que l’UE se fait emporter par la mondialisation nourrit l’idée d’un déficit démocratique européen, selon le philosophe Allan Janik. Celui-ci plaide donc pour une nouvelle « philosophie publique » fondée sur un consensus européen autour de la mondialisation. Les Européens ont actuellement des visions divergentes à cet égard, qui dépendent d’histoires politiques et de situations économiques différentes. Cela ne constitue toutefois pas un obstacle insurmontable, mais crée au contraire l’occasion d’une délibération rationnelle qui tienne compte de tous les intérêts. C’est « en s’accordant à être en désaccord » que les Européens pourront se doter d’une « philosophie publique » de la mondialisation.