L’époque contemporaine, qualifiée ici d’ultramoderne, est marquée par un retour du religieux. Dans les incertitudes et les insécurités identitaires qui caractérisent notre époque, le christianisme retrouve, sinon du pouvoir, au moins de l’influence. C’est même sa perte de pouvoir dans et sur la société, et son acceptation du cadre démocratique, qui lui permettent d’être apprécié aussi bien comme producteur de sens et d’espérance dans une société désorientée que comme incubateur d’actions solidaires dans un environnement où le lien social est en crise.

La première partie de cette note, publiée simultanément et qui s’intitule Le christianisme et la modernité européenne (1) Récuser le déni, tente de montrer le rôle joué par le christianisme dans l’avènement et le développement de la modernité en Europe.

Cette note a été écrite par Philippe Portier et Jean-Paul Willaime, directeurs d’études à l’École pratique des hautes études (PSL-Sorbonne).