Qu’est-ce qui justifie aujourd’hui que l’État entretienne une offre audiovisuelle ? Le libre jeu du marché pourrait-il obtenir un résultat au moins égal et à moindre coût pour la collectivité ? Olivier Babeau nous dit à quoi l’audiovisuel public devrait ressembler.

Les trois justifications classiques de l’audiovisuel public — divertissement, information et culture — sont passées au crible du principe de subsidiarité. Selon l’auteur, l’intervention publique dans l’audiovisuel ne peut se justifier que pour les deux derniers piliers : l’information, au nom du pluralisme, et la diffusion de la culture, pour laquelle, d’après lui, l’échec de la télévision publique est patent. Olivier Babeau propose de redéfinir profondément le périmètre et les modalités d’action de l’audiovisuel public.

Cette note a été écrite par Olivier Babeau, professeur des Universités en stratégie à l’Université de Bordeaux.