L'adhésion partielle plutôt que le partenariat privilégié

Entretien accordé au journal turc Milliyet jeudi 26 mai 2005
L’Union européenne n’est pas un Etat, mais une union pragmatique d’Etats autour de certaines politiques. L’« adhésion totale ou rien » n’a donc pas beaucoup de sens. On ne rejoint pas l’Union comme on se rattache à un royaume ou à un Etat fédéral. Aussi, au lieu de se porter candidat à une union pleine et entière, un pays pourrait adhérer partiellement, pour certaines politiques spécifiques, comme la PAC ou la politique de solidarité régionale. L’adhèrent partiel aurait les mêmes droits et responsabilités qu’un membre à part entière, et aurait au Conseil européen un droit de vote pour les décisions à la majorité qualifiée concernant la politique à laquelle il participe.

Auteurs

Franck Debié | Directeur général
Normalien, agrégé de géographie, docteur en géographie politique, spécialiste des crises et des processus de paix, Franck Debié dirige le Centre de géostratégie de l’École normale supérieure à Paris. Il enseigne les questions européennes à HEC. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le Proche-Orient et les Balkans.