Le Parti communiste français, qui a marqué tant d’histoires personnelles et a longtemps constitué le premier parti de France, s’est effondré dans les années 1980. À quelles spécificités a obéi ce déclin qui est à replacer dans le contexte international de la chute du communisme ? Et, pour faire allusion au célèbre livre de Georges Lavau, quelle utilité conserve-t-il aujourd’hui ? Manifestement, il ne s’agit plus d’un parti « contre-société ». Quel type d‘entreprise politique est-il devenu ? Quelles implantations maintient-il ? Peut-il – et veut-il – se renouveler ?
C’est à ces questions que tentait de répondre Dominique Andolfatto, maître de conférences en science politique à l’université de Nancy-II, lors de la deuxième séance du séminaire « Héritage et mémoire du communisme en Europe », dirigé par Stéphane Courtois, intitulée « Évaporation politique et prégnance idéologique du communisme en Europe occidentale » et organisée le mercredi 25 mars 2009 à la Fondation pour l’innovation politique.