Un organisme vivant est le produit de forces qui oeuvrent à la construction de formes en mouvement ; dans ce phénomène, vie et mort sont indissociables, mais le mystère de cette vie et de cette mort est en voie d’être maîtrisé. Telles étaient les questions au centre du débat de la conférence du 21 novembre 2007, intitulée « Le vivant, l’homme et la mort : comment les nouvelles technologies changent la donne », qui réunissait Alain Prochiantz, professeur au Collège de France (chaire des processus morphogénétiques), directeur de laboratoire à l’école normale supérieure, membre de l’Institut, et Jean-Claude Ameisen, professeur d’immunologie à l’université Paris-VII, membre du Comité consultatif national d’éthique et président du comité d’éthique de l’INSERM.