Le 9 janvier 2008 était organisée à la Fondation la table ronde « L’économie positive ou comment décarboner les modèles économiques », dans le cadre du cycle « Innovation scientifique, innovation politique : l’humain en question » dirigé par Jean-Didier Vincent. A cette occasion, Maximilien Rouer, président du cabinet de conseil en stratégie BeCitizen, coauteur de Réparer la planète. La révolution de l’économie positive(octobre 2007), et Geneviève Ferone, directrice développement durable du groupe Veolia Environnement, débattaient des solutions pour imaginer l' »après-carbone ».Novateur pour les uns, manquant d’envergure pour les autres, le Grenelle Environnement a néanmoins le mérite d’avoir fait apparaître des approches contradictoires de la protection de l’environnement. Là où les premiers applaudissent le pragmatisme des mesures retenues, d’autres appellent à dépasser ces simples solutions de rattrapage en proposant une profonde transformation des modèles économiques. Défendue par Maximilien Rouer, l’économie positive propose ainsi de construire l' »après-carbone » par l’adoption d’un nouveau modèle de croissance fondé sur la restauration du climat, des ressources, de la diversité. Utopie ? La voie du pragmatisme, selon Geneviève Ferone, invite les entreprises à bouleverser leurs modes de production en engageant nos sociétés dans une politique de construction et de mobilité durable.