Alors que débutent les travaux préparatoires à la prochaine conférence sur le climat (Copenhague, 2009), Jeremy Rifkin propose que l’Europe soit le fer de lance d’une troisième révolution industrielle reposant sur la convergence des technologies de l’information et des réseaux de production d’énergie. Au coeur de cette révolution : l’énergie de l’hydrogène. Cependant, quels sont les intérêts d’un engagement accru de l’Union à lutter contre le réchauffement climatique, alors que plusieurs pays, dont les États-Unis, se refusent à être liés par le protocole de Kyoto ? N’y at- il pas un risque pour la compétitivité des entreprises européennes ? L’Union a-t-elle les moyens de réaliser un tel projet ? Le lien de l’Union avec ses citoyens s’en trouverait-il revitalisé ?
Sur ces questions se tenait le 21 janvier 2008 la table ronde « Demain, une Europe de l’énergie à l’heure de l’hydrogène », à l’occasion de la publication de l’étude hors-série, Engager la troisième Révolution industrielle. Un nouvel ordre du jour énergétique pour l’Union européenne du XXIe siècle, par Jeremy Rifkin (conseiller sur les questions énergétiques du président de la Commission européenne, du premier Ministre du Portugal et du premier Ministre espagnol, auteur de l’ouvrage Le Rêve européen, Fayard, 2005). Intervenaient également à cette occasion : Michèle Pappalardo, commissaire générale au développement durable au Ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables et Eloi Laurent, économiste senior à l’OFCE.