Le gouvernement kenyan vient d’installer son portail de données ouvertes (open data). L’objectif est de faire partager les informations nationales et de rendre accessibles aux chercheurs, aux décideurs, et au grand public les principales données gouvernementales de développement, les données démographiques, les statistiques, et les niveaux des dépenses publiques.

Trois raisons principales sont invoquées pour la mise à disposition de ces données :

En premier lieu, le portail se présente comme une plate-forme pour l’innovation, qui devrait générer de la valeur, sur le plan économique et sur le plan social : des économies tout d’abord et la recherche de l’efficacité au sein du gouvernement, par l’amélioration des services et des systèmes de mesure de satisfaction des citoyens. Ce qui est visé essentiellement est la création de richesse et d’emplois nouveaux dans le secteur privé.

Ensuite, le portail permet de mettre en oeuvre un processus de prise de décision à partir des données : les parlementaires, les décideurs, les organisations de la société civile et les individus peuvent voir les progrès accomplis et prendre des décisions pertinentes et éclairées sur des questions qui touchent la vie de tout un chacun.

Enfin, le portail est la base de la mise en oeuvre de la transparence et de la responsabilisation : les données comprennent des informations détaillées et actualisées sur les activités du gouvernement, sur les résultats des travaux qu’il conduit et sur les pistes d’amélioration de la gestion du pays.

En ce moment, on compte plus de 160 jeux de données dont le recensement de 2009, les données du budget national, les données de dépenses publiques au niveau national et au niveau local, par comté, des informations sur les soins de santé et sur les établissements scolaires.

On peut se reporter au catalogue des données pour obtenir une liste complète de ce qui est disponible.

S’agissant de l’accès à ces données, quiconque est libre de les utiliser, que ce soit à des fins commerciales ou non commerciales. Les formats sont divers (cartes, fiches…), les graphiques et tableaux sont dynamiques et des filtres sont prévus pour répondre à des questions particulières. Enfin, les données brutes sont disponibles pour le téléchargement et accessibles via une API afin que les utilisateurs aux compétences techniques et les développeurs puissent analyser les données et les utiliser en vue de construire des applications web et mobiles.

Claude Sadaj