L’élection présidentielle américaine 2012 a pu profiter d’un certain nombre d’applications sociales destinées au public des électeurs. C’est Facebook surtout, en partenariat avec le « Voting Information Project » et Microsoft, qui a propulsé le développement de ces applications créées pour tablettes numériques et smartphones. Tout d’abord, les titulaires de comptes Facebook âgés de plus de 18 ans ont pu voir un message dans leur fil de nouvelles leur rappelant d’aller voter, avec en support, une application pour savoir où trouver son bureau de vote,  en fonction de l’adresse du compte. 
Ensuite, ces mêmes utilisateurs ont pu inviter leurs amis à voter en cliquant sur le bouton « Je vote » ou « je suis un électeur ».

Le buzz sur Facebook lié à l’élection de 2012 mesuré sur une échelle de 10 points a reçu la note de 9,27. C’est le score le plus élevé cette année autour d’un événement spécifique. Par comparaison, l’élection présidentielle de 2008 était à 8,95.

Les femmes ont participé davantage comme le montre le graphique ci-dessous, outil de visualisation qui a fonctionné en temps réel durant la période électorale. Ce sont les discours sur le contrôle des naissances et sur l’avortement des candidats républicains qui ont conduit les femmes aux urnes.

Dans l’ensemble, ce sont surtout les jeunes utilisateurs de Facebook (18-35 ans) qui ont discuté de l’élection du président Barack Obama et de Mitt Romney le 6 novembre. Inversement, tout au long de la campagne, ce sont les utilisateurs plus âgés qui ont le plus buzzé.

Beaucoup d’utilisateurs de Facebook peuvent indiquer leur penchant politique sur leur profil. Ainsi, durant la période de campagne, ils ont pu se définir selon des catégories où l’on retrouve les «démocrates» aussi bien que les «apathiques» comme le montre le tableau ci-dessous.  Ceci permet de voir les corrélations entre l’affiliation politique déclarée et le vote (partagé sur le compte Facebook). Facebook a évalué que ceux qui affirment n’avoir pas de convictions politiques (« None ») ont cliqué sur « Je vote » dans une proportion de 7,3%, alors que les personnes se déclarant pour «Barack Obama» ont cliqué  sur « Je vote » dans une proportion de 18,2%.


Pour ce qui est de la localisation des conversations le jour du scrutin, la  plus forte concentration a été relevée dans la capitale, Washington, à 9,54. Dans la liste des Etats les plus actifs, on trouve le Mississippi (9,40), la Virginie (9.38), le Maryland (9.37), et le Minnesota (9.36), le Delaware (9,35), l’Alabama (9,35), la Louisiane (9.34), le Massachusetts (9,32) ou encore le Wisconsin (9,3).

Claude Sadaj