jeudi 11 décembre 2008 Renouveler les bases de la compétitivité de l'UE : les solutions des décideurs économiques européens - Table ronde
mercredi 10 décembre 2008 La fin de la démocratie ? - Cycle de débats autour de Coriolan (Shakespeare)
mercredi 3 décembre 2008 Construire la ville du futur : urbanisme et développement durable - Conférence du cycle « Villes et développement durable »
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Le terme même de crise, reconnaît l’orateur, est aussi galvaudé qu’il est imprécis : le Petit Robert la définit comme une « phase grave dans l’évolution des choses » et renvoie à des mots tels que « perturbation », « tension », « ébranlement », « trouble » ou « malaise ». Pourtant, quelles que soient ces variations, force est de constater qu’au fond, chacun de ces termes pourrait servir à décrire tel ou tel aspect de la situation présente, et en particulier celle qui fait l’objet de cette Lettre, ce que les médias, la classe politique et les universitaires, pour une fois d’accord, ont pris l’habitude d’appeler « la crise de la Ve République ».
Toutefois, s’ils s’accordent sur le diagnostic – ou du moins sur le nom qu’ils lui donnent –, les observateurs continuent de diverger sur sa nature et sur sa gravité. Crise des institutions, ou simple crise de confiance ? Mal incurable, fièvre passagère, grosse fatigue ou problème de croissance? Ceux qui penchent pour la première hypothèse n’ont plus qu’une formule à la bouche : « la VIe République » – solution du désespoir, dont on perçoit vite les limites et les incertitudes. Quant à ceux qui pensent que la crise n’est pas fatale, ils proposent divers remèdes, qu’ils jugent susceptibles de guérir lemalade sans le tuer ni en faire quelqu’un d’autre. Le plus classique consiste à prôner une restauration du Parlement, dont les partisans estiment qu’elle suffirait à rééquilibrer le régime. Les plus innovants, sinon les plus prometteurs, visent à renforcer la participation des citoyens au jeu politique – afin de guérir ce que le président du Conseil constitutionnel décrivait, le 3 janvier dernier, comme l’un des symptômes les plus préoccupants de la crise : « la maladie de langueur qui semble gagner notre démocratie ».
Carine Chaix | Ancienne chargée de recherche
Avocate à la Cour
Jean de Boishue | Ancien membre du Directoire, rédacteur en chef de la revue 2050
Agrégé de russe, ancien ministre
Jean-Benoit Pilet
Docteur en science politique, chercheur au CEVIPOL (Université libre de Bruxelles)
Frédéric Rouvillois | Conseiller de la Fondation
Professeur agrégé de droit public à l'université Paris-V
Durant ces deux dernières années, la Fondation pour l'innovation politique a consacré une large part de ses travaux à identifier les défis nouveaux pour la France et le monde, et à imaginer des réponses pour y faire face. Lire la suite