jeudi 11 décembre 2008 Renouveler les bases de la compétitivité de l'UE : les solutions des décideurs économiques européens - Table ronde
mercredi 10 décembre 2008 La fin de la démocratie ? - Cycle de débats autour de Coriolan (Shakespeare)
mercredi 3 décembre 2008 Construire la ville du futur : urbanisme et développement durable - Conférence du cycle « Villes et développement durable »
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Pour Raymond Boudon, certains symptômes invitent à penser que nos démocraties modernes, en particulier la France, ont contracté une maladie qu'il serait bon de soigner pour éviter de futures complications : multiplication des lois – suivies ou non d'application –, vie politique dominée par les conflits corporatistes, confusion entre égalité et équité, primauté du compassionnel sur le rationnel… Il y a plus grave, à savoir les « conversions illégitimes » des diverses formes de pouvoir entre elles, politique, économique, judiciaire, médiatique ou social. Or, pour remédier à ces dérives, il faut renouer avec les principes fondamentaux de la démocratie et, au premier chef, avec la notion de « spectateur impartial » que doit être le citoyen, animé individuellement par le bon sens et, collectivement, par le sens commun. La démocratie représentative est le seul système où ce citoyen peut s'épanouir et redevenir « source de droit », dans la droite ligne de la tradition libérale issue des Lumières, se référant dans ce cadre plus au sens commun qu'à ses intérêts particuliers ou à ses passions. La démocratie peut alors construire du consensus sur des raisonnements que la majorité partage, plutôt qu'osciller sous la pression des groupes d'intérêts et des émotions publiques. Enfin, il y a urgence à approfondir la séparation des différents pouvoirs, en renforçant certains comme le pouvoir législatif, en réaffirmant l'indépendance d'autres comme le pouvoir judiciaire ou en limitant le pouvoir médiatique.
Raymond Boudon | Conseiller de la Fondation
Membre de l'Institut, professeur émérite de sociologie à l'université Paris-IV
Dominique Lecourt | Membre du Conseil de surveillance
Professeur de philosophie à l'université de Paris-VII, vice-président de l'Observatoire du principe de précaution
Durant ces deux dernières années, la Fondation pour l'innovation politique a consacré une large part de ses travaux à identifier les défis nouveaux pour la France et le monde, et à imaginer des réponses pour y faire face. Lire la suite