Vers une démocratie écologique ?

Document de travail jeudi 8 novembre 2007
Dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, on a reconnu d'emblée qu'envisager le "défi de l'environnement" supposait que l'on prenne en compte la dimension institutionnelle des réformes envisagées. D'où une ambition résumée par l'expression "démocratie écologique". Or cette dernière n'est traitée, par les groupes chargés de préparer le Grenelle Environnement, que de façon assez décevante.

Leurs propositions formulées se limitent en effet, pour l'essentiel, à réformer à la marge le mode de recrutement et la portée des avis du Conseil économique et social, et à demander au Parlement de "valider" la stratégie nationale de développement durable (SNDD). En définitive, il semble donc que ce soit sous d'autres formes que pourrait se déployer cette "démocratie écologique", notamment à travers un réinvestissement du "local" qui permettrait de donner à la participation des citoyens le caractère décisionnel qui lui fait actuellement défaut et une remise en ordre des structures existantes au niveau national.

Auteurs

Frédéric Rouvillois | Conseiller de la Fondation
Professeur agrégé de droit public à l'université Paris-V

Dans les médias