mardi 10 juin 2008 Indicateurs de richesse et de « bien-être » : faut-il tout changer ? - Conférence
mercredi 14 novembre 2007 Mesurer le bien-être : une mission impossible ? - Table ronde
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Le PIB est-il bien adapté aujourd'hui pour guider les politiques économiques et sociales ? Associé à la croissance, l'emploi, voire à la richesse, il laisse de côté bien des dimensions qui permettent d'évaluer le progrès des nations et la qualité de vie des populations. Que faire ? Garder cet indice « qui est le moins mauvais possible » et aménager les autres indicateurs économiques existants ? Intégrer des dimensions non monétaires dans le cadre de comptes satellites ? Opter pour une solution plus radicale qui consiste, pour les intégrer au PIB, à monétariser des facteurs sociaux comme le bénévolat, le travail domestique, les loisirs ? Elaborer un nouvel indice, distinct du PIB, fondé sur des données objectives comme l'indice de développement humain du PNUD, ou sur des données subjectives comme le SBW (Subjective Well-Being) ? C'est à ces questions que devra se confronter la commission Stiglitz, des questions de méthodologie qui ne peuvent être tranchées sans répondre à l'interrogation de savoir quels sont les objectifs poursuivis et les publics visés. Car, derrière ces débats souvent très techniques, se dissimule l'enjeu du modèle de société à promouvoir. Les outils de compréhension à élaborer n'ont pas une seule vocation d'évaluation, mais aussi et surtout, de prescription des politiques publiques à venir.
Raphaël Wintrebert | Ancien chargé de recherche
Sociologue de formation, enseignant à l’université Paris-V, Raphaël Wintrebert travaille sur divers sujets parmi lesquels les politiques commerciales internationales, le capitalisme financier, les indicateurs de bien-être ou encore la sécurisation des parcours professionnels.
Il est, depuis novembre 2008, chef de projet au Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC).