mercredi 26 novembre 2008 La ville : un milieu naturel pour l'homme ? - Conférence du cycle « Villes et développement durable »
mercredi 19 novembre 2008 La lutte contre les discriminations liées à l’âge en matière d’emploi : enjeux et perspectives en France - Table ronde
mardi 4 novembre 2008 Les élections américaines : ce qui va changer pour l’Europe - Conférence du cycle « Les rendez-vous de la mondialisation », en partenariat avec le quotidien La Croix et le Centre de géostratégie de l'ENS
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Dans sa note sur le contrat unique de travail, Philippe Baccou reprend à son compte les observations du Conseil d’orientation sur l’emploi. En 2006, celui-ci démontrait que ce dispositif ne répondrait pas à l’objectif fixé : lever les difficultés engendrées par les règles du contrat de travail en vigueur.
Substituer aux contrats à durée déterminée (CDD) et à durée indéterminée (CDI) un contrat unique ne revient pas à s’attaquer au principal défaut du système français : les conditions de rupture du CDI qui découragent l’embauche et favorisent un climat de méfiance entre employeurs et salariés. Il s’agit davantage d’alléger les règles complexes de celui-ci, ce qui ne peut se faire sans contrepartie, à savoir une meilleure protection des personnes (meilleure indemnisation du chômage, meilleur appui au reclassement).
Cette mesure ne suppose pas le bouleversement de fond qu’entraînerait la mise en place du contrat de travail unique. Elle peut simplifier le code du travail en autorisant une durée plus longue de la période d’essai, fixée par la loi à 12 mois (compatible ainsi avec la convention 158), en allégeant la procédure de licenciement économique et en limitant le coût financier du licenciement en cas de litige.
En contrepartie de ces réformes, et en rupture avec le « dogme de la protection de l’emploi à tout prix », l’auteur propose une meilleure protection des individus par le système d’assurance chômage. Sous réserve que l’indemnisation incite à retrouver rapidement un emploi (plus importante au départ, elle doit diminuer plus vite dans le temps) et que l’administration ne distingue plus (en dehors des 4 ou 5 % de cas nécessitant un traitement social spécifique) que les demandeurs employables et ceux pour lesquels le retour à l’emploi est plus difficile.
Philippe Baccou
Haut fonctionnaire, ancien élève de l'ENA
Durant ces deux dernières années, la Fondation pour l'innovation politique a consacré une large part de ses travaux à identifier les défis nouveaux pour la France et le monde, et à imaginer des réponses pour y faire face. Lire la suite