Réforme de la formation professionnelle continue : que faire pour les TPE-PME ?

Document de travail mercredi 17 septembre 2008
Le gouvernement a annoncé pour les mois qui viennent une réforme de la formation professionnelle, dont le système est considéré par le président de la République comme étant « à bout de souffle ». Une réforme importante a pourtant été initiée récemment (à l’issue de l’Accord national interprofessionnel de 2003 conforté par la loi du 4 mai 2004) et vient à peine de livrer ses premiers résultats. Est-il dès lors pertinent de vouloir lancer une nouvelle réforme ?

La Fondation pour l’innovation politique souhaitait éclairer ce débat à partir du cas des TPE-PME (très petites entreprises – petites et moyennes entreprises), qui, bien que représentant 55 % des emplois du secteur privé, investissent peu dans la formation. Le 19 juin 2008 se tenait ainsi la table ronde « Réforme de la formation professionnelle continue : que faire pour les TPE-PME ? », autour de Jean-Michel Pottier, président de la commission formation-éducation de la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME), Michel Théry, chef du département production et usages de la formation continue du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CEREQ), et animée par Raphaël Wintrebert, chargé de recherche à la Fondation pour l’innovation politique. Cette rencontre tentait de dresser le bilan de l’Accord national interprofessionnel de 2003 pour les TPE-PME et, plus généralement, de réfléchir sur l’efficacité du système de formation professionnelle actuel, tant pour ces entreprises que pour leurs salariés. Ce Document de travail rend compte de ces débats.

Auteurs

Raphaël Wintrebert | Ancien chargé de recherche
Sociologue de formation, enseignant à l’université Paris-V, Raphaël Wintrebert travaille sur divers sujets parmi lesquels les politiques commerciales internationales, le capitalisme financier, les indicateurs de bien-être ou encore la sécurisation des parcours professionnels.
Il est, depuis novembre 2008, chef de projet au Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (CREDOC).