Réagissant aux propos d’Emmanuel Macron, après que le Président a comparé la période que nous vivons avec l’entre-deux guerres, selon des propos rapportés par Ouest-France, en marge de l’inauguration au Panthéon lundi d’une exposition en hommage à Georges Clémenceau, Dominique Reynié a estimé que certes, par certains aspects, nous nous en rapprochons, mais il met aussi en évidence une situation économique très différente qui, selon lui, fait qu’il ne peut y avoir de guerre au sein de l’Europe aujourd’hui.

L’Europe qui est menacée à son tour par le vote populiste, après les États-Unis et le Brésil, au regard du résultat de récentes élections en Allemagne. Mais le professeur alerte sur la tentation d’un vote populiste, qui n’est jamais qu’un instrument politique de plus, soit pour conserver le pouvoir, soit pour tenter de le renverser.

Gare à la manipulation des élites, donc, qui veulent, dans ce monde qui change, conserver leurs avantages. D’autant plus que, contrairement aux partis historiquement en place, l’incertitude demeure aujourd’hui sur leur capacité à reconnaître les éventuels échecs de leurs politiques et à rendre le pouvoir au peuple.

Face aux menaces démocratiques actuelles, Dominique Reynié juge que la monnaie unique est un garde-fou, car l’euro permet de rassembler les pays autour d’un intérêt commun, qui assure la stabilité de la communauté européenne.