Dans une interview accordée au Cercle, Dominique Reynié, directeur général de la Fondapol, think tank d’inspiration libérale, analyse l’élimination de la droite au premier tour de l’élection présidentielle.

LE RÉSULTAT

« Le score de François Fillon – autour de 20 % des suffrages exprimés – est proche des scores de Jacques Chirac au premier tour des élections présidentielles de 1995 et 2002 [20,84 % et 19,88 %, NDLR]. En 2017, il n’y a que 500.000 voix d’écart entre François Fillon et Marine Le Pen, seconde qualifiée. Les affaires, mais aussi les candidatures hétéroclites ont fait du mal à Fillon. Elles l’ont privé d’un demi-point par-ci, d’un demi-point par-là. »

LE PROGRAMME

« Le projet de François Fillon est la raison principale de son échec. Le candidat Les Républicains s’est coincé dans un discours radical. L’électoral, lui, s’est rétracté, car il a estimé que les réformes préconisées étaient trop douloureuses. D’ailleurs, la peur de la réforme explique, selon moi, la mobilisation des pro-Mélenchon pour défendre l’Etat providence et le modèle étatiste français. Finalement, François Fillon a concentré tous les tirs. »

L’APRÈS-PRÉSIDENTIELLE

« La mort de LR est possible, mais pas certaine. Le parti pourra se reconstruire, à condition qu’il fasse bloc contre le FN et impose une cohabitation à Macron s’il est élu. […] Mais il se peut aussi que chacun décide de jouer sa propre partition et que LR se scinde en trois camps. Celui qui s’oppose à Emmanuel Macron. Celui qui compose avec En marche. Celui qui nouera des accords avec le Front national. Marine Le Pen a l’opportunité incroyable d’annexer une partie de la droite de gouvernement. »

A lire en intégralité sur Le Cercle, le site participatif des « Echos »

lesechos.fr/idees-debats/cercle