Acteurs courtisés de l’aménagement du territoire, les compagnies aériennes à bas coût, et la plus importante d’entre elles, Ryanair, se sont développées en 30 ans, surfant sur l’envie des consommateurs de voyager sans se ruiner.

Les compagnies à bas coût s’appuient sur une optimisation économique impitoyable, inimaginables dans les compagnies traditionnelles.

Par ailleurs, et depuis bien avant la pandémie, la question se pose de l’usage d’un moyen de transport qui serait à l’origine de 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Né en Scandinavie, le flightshaming (la honte de prendre l’avion) se développe, particulièrement parmi les jeunes générations.

La crise actuelle pourrait accélérer la prise de conscience que l’eurodéputée écologiste Karima Delli, Présidente de la Commission des transports au Parlement européen appelle, par exemple, de ses vœux.

Réputé naguère peu soucieux d’écologie, le patron de Ryanair, Michael O’Leary affirme que grâce à l’achat d’avions moins gourmands, il est désormais très engagé dans la défense de l’environnement.

L’économie du secteur aérien a été frappée de plein fouet par la pandémie. Ryanair, a annoncé début février la pire année de son histoire. La compagnie prévoit une perte annuelle comprise entre 850 et 950 millions d’euros.

Mais paradoxalement, les compagnies à bas coût pourraient être celles qui tireront le mieux leur épingle du jeu. Ryanair s’est ainsi payé le luxe d’ouvrir le 3 décembre, en pleine pandémie, une nouvelle base,  la quatrième en France, à Beauvais, sur son aéroport « historique ».

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