La Fondation pour l’innovation politique souhaite relayer l’action de l’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) au sujet du rôle stratégique de la génétique et des biotechnologies végétales pour  développer l’agro-écologie. En conséquence, nous partageons avec vous ce communiqué de presse publié le 2 Octobre 2014.

A l’occasion de son dernier colloque organisé le 2 Octobre 2014, l’ Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) a souligné le rôle stratégique de la génétique et des biotechnologies végétales pour  développer l’agro-écologie prônée par la loi d’avenir sur l’agriculture.

Or le combat  contre les plantes génétiquement modifiées (PGM)  a abouti à interdire dans notre pays l’utilisation du génie génétique pour la création de variétés. Ce combat idéologique s’étend dangereusement au-delà de la transgénèse. Il risque de remettre en cause l’ensemble de l’amélioration des plantes et de compromettre toute la filière semencière française.

C’est le cruel constat que fait l’AFBV alors que l’agriculture a besoin de bénéficier de tous les progrès technologiques, de ceux de la génétique en particulier, pour relever les nombreux défis auxquels elle est confrontée : non seulement  assurer une alimentation saine et suffisante et produire mieux mais surtout économiser les ressources naturelles notamment l’eau et les sols et réduire le recours aux produits chimiques tout en préservant le revenu des agriculteurs.

Dans cette perspective l’AFBV rappelle qu’il faut encourager le progrès génétique des plantes grâce à une recherche publique forte et une industrie semencière qui garantissent la souveraineté nationale de notre pays. Il faut aussi accélérer le rythme des innovations variétales, notamment grâce à un usage pertinent des biotechnologies. Il en va de la pérennité de notre modèle agricole dans la compétition mondiale.

Contact presse AFBV: Gil Kressmann Tel : 01 43 12 90 30
gil.kressmann@wanadoo.fr

Qui sommes-nous ?
L’AFBV est une ONG créée en juin 2009, strictement indépendante, réunissant des personnes de divers horizons dont le but est d’informer sur la réalité des biotechnologies végétales  en s’appuyant  sur des travaux reconnus par la communauté scientifique et sur l’expertise de ses membres. Elle est présidée par Marc Fellous, Professeur de génétique humaine, ancien Président de la Commission du Génie Biomoléculaire et s’appuie sur un Comité scientifique présidé par Georges Pelletier, Directeur de Recherche émérite INRA, membre de l’Académie des Sciences et membre de l’Académie d’Agriculture.

Elle est parrainée par des personnalités comme Axel Kahn (généticien, Président Université Paris Descartes), Jean-Marie Lehn (prix Nobel de chimie), Maurice Tubiana (Académie des Sciences et Président honoraire de l’Académie de Médecine), François Gros (Secrétaire perpétuel honoraire Académie des Sciences, ancien Directeur Institut Pasteur), Claude Allègre (ancien Directeur Institut physique du globe, ancien Ministre Education et Recherche, Académie des Sciences), Dominique Lecourt (professeur philosophie des Sciences Université D.Diderot), Pierre Joliot ( biologiste, professeur honoraire Collège de France, Académie des Sciences et National Academy of Sciences américaine), Etienne-Emile Baulieu (professeur honoraire au Collège de France, ancien Président de l’Académie des Sciences)
Elle est soutenue par des personnalités européennes comme Marc Van Montagu, créateur de la première plante transgénique en Europe et Ingo Potrykus,professeur émérite en sciences végétales au Swiss Federal Institute of Technology, Président de «Humanitarian Golden Rice Board»

Parmi ses adhérents, l’AFBV compte 44 chercheurs de la Recherche publique dont 21 Directeurs de Recherche (INRA, CNRS, CIRAD, IRD, INSERM), 20 Académiciens (Sciences, Médecine,  Agriculture, Technologies, Pharmacie,Vétérinaire), d’anciens Directeurs d’Instituts (Institut Pasteur, INRA, CIRAD), des professeurs, des chercheurs et cadres de la Recherche privée et du secteur public, de nombreux agronomes, de nombreux agriculteurs souvent responsables d’organisations professionnelles agricoles mais aussi des personnes issues de la société civile.