La France ferait partie du top 10 des pays les plus compétitifs énergétiquement parlant. C’est le résultat d’une étude menée par l’Institut Choiseul (Centre de recherche en relations internationales) et le cabinet KPMG – France (Premier groupe français de services pluridisciplinaires).  L’analyse des deux auteurs du Baromètre de la compétitivité énergétique des États démontre comment certains pays tirent profit d’une stratégie audacieuse. Si la France se hisse, aux dires de l’étude, à la première place mondiale en termes de qualité de l’électricité, c’est parce qu’elle a fait le choix d’une politique énergétique audacieuse.

Investir dans le nucléaire : une stratégie payante

Alors que certains s’interrogent sur la pertinence de maintenir en activité les centrales nucléaires françaises, force est de constater qu’elles permettent encore aux entreprises et aux ménages d’accéder à une énergie de « qualité » et à un moindre coût. Le choix de l’Après-Guerre de construire un parc nucléaire important permet aujourd’hui à la France de se démarquer des  autres pays. Face aux critiques à l’encontre de la sécurité des centrales nucléaires, beaucoup rappellent l’existence de procédures de contrôle efficaces (pilotées au sein du Commissariat à l’Énergie Atomique).  Dénigrer l’énergie nucléaire française serait aussi entacher la réputation et le savoir-faire des ingénieurs français, dont les services sont sollicités à travers le monde. Le baromètre Choiseul – KPMG ne prend pas qu’en compte la seule part du nucléaire pour déterminer la qualité de l’énergie. Le taux d’accès à l’électricité, la consommation d’électricité par habitant et la part des pertes dans la génération électrique sont également pris en considération.

Ainsi, la France distance les pays nordiques et notamment la Suède qui ne pointe qu’à la septième place mondiale (la Finlande parvient à avoir la troisième place du podium). S’agissant de ses voisins directs, l’Allemagne est également à la septième place et le Royaume-Uni est quant à lui à la vingt-cinquième place.

Diversifier l’offre énergétique : le gaz de schiste, c’est pour quand ?

Bien que les réserves françaises en hydrocarbures de schiste ne soient pas encore explorées et encore moins mises en exploitation, la stratégie inverse pourrait inverser la position de la France (93ème position mondiale) en termes de qualité du mix énergétique. La plupart des experts s’accordent à dire qu’en Europe, la Pologne et la France seraient les deux pays les plus richement dotés en gaz et huile de schiste. Voilà de quoi réduire la facture énergétique et améliorer le mix énergétique.

Comment se mesure la qualité du mix énergétique ?[1] Elle se calcule sur la base des critères suivants : taux d’indépendance énergétique, taux d’indépendance à l’égard du pétrole, part du pétrole dans le mix énergétique et part des énergies renouvelables dans la génération électrique. Tous les éléments sont là pour améliorer le classement de la France, à condition de laisser parler la technique et l’ingénierie…

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[1] Page 10 du Baromètre. Les autres critères sont également définis à la même page.