Le dimanche 5 juin, la droite portugaise a largement remporté les élections législatives. Cette victoire du centre droit s’ancre dans le contexte de la crise financière qui a plongé le pays dans l’endettement et le chômage. Le parti socialiste du premier ministre démissionnaire José Socrates, au pouvoir depuis mars 2005, laisse la place au parti  libéral centriste de Pedro Passos Coelho, futur premier ministre. Le parti de centre droit, également appelé parti social démocrate (PSD), remporte 105 sièges sur les 226 pourvus au Parlement. Le parti socialiste ne remporte que 73 sièges, ce qui garantit une large majorité à la droite avec les 24 élus du parti de droite CDS-PP.  La défaite est sévère pour l’ex premier ministre qui a annoncé sa démission du poste de secrétaire général du parti.

Ce scrutin, marqué par un fort taux d’abstention (40% de votants) met fin à une crise politique ouverte au lendemain de la démission du premier ministre José Socrates, au cours de laquelle le Portugal a bénéficié d’une aide extérieure de l’Union européenne et du Fonds monétaire international de 78 milliards d’euros, en échange d’un programme de rigueur et de réformes sur trois ans. En effet, le pays a terminé l’année 2010 en récession, avec un endettement de 160 milliards d’euros, un déficit public de 9,1 % du PIB et un taux de chômage de 11 %.  Dans sa première déclaration après sa victoire, Pedro Passos Coelho a tenu à rassurer ses créanciers : « […] le Portugal ne sera pas un fardeau à la charge d’autres pays qui nous ont prêté ce dont nous avions besoin pour faire face à nos responsabilités et à nos engagements. »

Source : Lemonde.fr, Lefigaro.fr, Lesechos.fr