Portrait de Robin Rivaton, paru dans Le Point le 26 février 2015.
Robin Rivaton est membre du membre du conseil scientifique de la Fondation pour l’innovation politique et est auteur de la note pour la Fondation pour l’innovation politique Taxer mieux, gagner plus, avril 2014.

II se veut le défenseur de la radicalitéen politique. Il n’a que 27 ans et, déjà, Robin Rivaton travaille pour le PDG d’Aéroports de Paris, Augustin de Romanet, tout en nourrissant les travaux du laboratoire d’idées « libéral, progressiste et européen » Fondapol. Son essai «La France est prête… » explique comment la société a pris de l’avance sur son personnel politique vieillissant. Comment elle est prête au changement, loin du cliché du village gaulois résistant à la mondialisation. Une thèse qui a beaucoup plu à Alain Juppé. Mais l’économiste diplôme de l’ESCP et de Sciences po n’a pas attendu les éloges de l’ancien Premier ministre pour conseiller les politiques. Il discute avec Xavier Bertrand. A rencontré Nicolas Sarkozy e Bruno Le Maire. Travaille à des conventions de l’UMP, notamment celle sur le logement et ses torrents d’argent public déversés sans résultat. Son ambition? Rien de moins que devenir le concepteur du programme de 2017. Pour être prêt, il planche sur deux nouveaux essais, dont l’un sur la «méthode politique» capable d’imposer le «New Deal de 2020». «La France est le pays où l’on travaille 100 heures de moins que l’Allemagne par an et par habitant. Il faut autoriser les entreprises a embaucher sans limite des autoentrepreneurs et des intérimaires. En deux mois, vous voyez si ça marche ou pas. Et cela ne coûte rien à l’État. » A ceux qui y voient le risque d’une précarité généralisée, Rivaton rétorque: «Selon certaines estimations, Hy aura 40 % de salariés free-lance aux États- Unis d’ici à 2030. » La France ne peut pas se permettre de nager à contre-courant.