La Fondation pour l’innovation politique a organisé un café-débat à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage Où va la démocratie ? (édité chez Plon, Paris, octobre 2017, 320 pages, en librairie).

À la demande des étudiants En marche  de Sciences Po, les députées Marie Lebec et Christelle Dubos, membre de la mission d’information sur « le suivi des négociations liées au Brexit » à l’Assemblée nationale, David Hanley, professeur en études européennes à l’université de Cardiff, ainsi que Dominique Reynié, directeur général de la Fondation, ont évoqué les conséquences du Brexit, ses opportunités ainsi que plus généralement l’état des démocraties européennes.

Pour les députées Marie Lebec et Christelle Dubos, la pérennité de l’Union européenne dépendra de l’existence, au sein de sa population, d’un sentiment d’appartenance à un seul et même peuple. Cela pourrait être rendu possible à travers des prises de décisions communes entre les nations.

David Hanley a quant à lui cerné les causes majeures du vote « Leave », à la fois historiques, conjoncturelles et structurelles. Les Britanniques n’ont jamais politisé l’Union européenne, vue d’emblée comme un remède au système d’échange avec le Commonwealth.

Viennent s’ajouter des facteurs conjoncturels, communs à beaucoup de pays européens : la baisse du pouvoir d’achat, une élite politique jugée corrompue, une méfiance envers les immigrés perçus comme un « danger » sur le marché du travail. Pour Dominique Reynié, le Brexit témoigne de l’importance des dérives populistes qui touchent nos démocraties et de la prédominance de l’économie dans les prises de position concernant l’UE, au détriment des politiques sociales et environnementales.

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