Les deux notes de Robin Rivaton, Relancer notre industrie par les robots : les enjeux et les stratégies est citée dans un article des Echos, du 7 février 2014 intitulé Des usines françaises en retard sur la robotisation.

En Allemagne, le stock de robots installés est quatre fois supérieur à celui de la France. Des freins psychologiques et la méconnaissance des PME sur le sujet expliquent ce déséquilibre.

L’une des principales manifestations du sous-investissement industriel en France est sans doute le faible degré de robotisation des usines. Le stock de robots installés est quatre fois supérieur en Allemagne et deux fois en Italie. Selon l’International Federation of Robotics (IFR), la France comptait à fin 2011 près de 34.500 robots, contre 62.300 en Italie et 157.200 en Allemagne. Chaque année, il se vend environ 3.000 robots dans l’Hexagone. Un chiffre qui stagne depuis quinze ans, si bien qu’en 2012 la France a été rattrapée par la Grande-Bretagne, toute proche de devenir le troisième marché européen. « L’écart avec les grands pays européens perdure depuis plusieurs années, alerte Jean Tournoux, délégué général du Syndicat des machines et technologies de production (Symop). Le nombre de robots en service est stable depuis huit ans. Cela signifie qu’il n’y a presque que du remplacement. »

Ce n’est pas uniquement parce qu’il y a moins d’usines en France qu’il s’y vend moins de robots. Selon un rapport de Fondapol datant de fin 2012, la densité de robots n’atteint que 122 robots pour 10.000 salariés dans l’Hexagone, quand ce rapport est de 261 en Allemagne et 159 en Italie. Sur ce critère-là, la France se classe derrière de nombreux pays développés. En plus d’être moins nombreux, les robots français seraient vieillissants. « Les spécialistes du secteur estiment que l’âge du parc français est supérieur à quinze ans contre moins de dix ans en Allemagne », souligne le rapport de Fondapol.

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