Dans ce texte, Jeremy Rifkin, l’auteur du Rêve européen (Fayard, 2005), exprime une nouvelle ambition pour l’Union européenne : qu’elle marque de son sceau le XXIe siècle en se faisant le leader mondial d’une troisième révolution industrielle fondée sur la convergence des réseaux d’énergie et de communication. Au coeur de cette révolution, l’hydrogène assurera la transition vers une économie « décarbonée ». Ce leadership européen est en construction ; il demande à être consolidé.Une telle contribution de l’Union à la préservation de ce bien public mondial qu’est l’environnement se rattache à l’évidence à la tradition universaliste de l’Europe. Mais elle participe aussi du besoin d’anticiper la baisse programmée des combustibles fossiles. Mais en se faisant le chantre d’une économie respectueuse de l’environnement, l’Union ne multiplie-t-elle pas les entraves pesant sur sa compétitivité par rapport aux autres puissances économiques mondiales ? Et selon quelles modalités l’Union peut-elle porter cette ambition ?