Le transfert de l’Aéroport de Nantes Atlantique à Notre-Dame-des-Landes est devenu le symbole des nombreux blocages auxquels sont confrontés les grands projets de développement de notre pays. Il reste pourtant un projet mesuré et il a été conçu au terme d’un processus de décision longuement et minutieusement préparé. Aucun projet d’infrastructures n’a été plus étudié, analysé et expertisé. Il a même été finalement approuvé par un vote démocratique. Pourtant, alors que l’aéroport du Grand Ouest devait être inauguré en 2017, la première pierre n’est pas encore posée. Sa réalisation aurait dû se dérouler de manière rationnelle et apaisée. Mais une opposition illégale occupe le site depuis plusieurs années sans que l’État ne parvienne à imposer les décisions publiques prises au terme de longues procédures d’expertises et de consultations. Comment en est-on arrivé à cette situation où un projet de développement économique est empêché pendant des décennies ? Nul doute que ce dossier sera l’un des premiers pour le nouveau président de la République et pour son gouvernement. La décision d’entamer enfin un chantier autorisé inscrirait le quinquennat qui s’ouvre sous le signe du volontarisme économique et politique dont nous avons tant besoin.

Cette note a été écrite par Bruno Hug de Larauze, PDG de IDEA Groupe, président du Club des Trente et de Ouest Logistique.