Depuis le déclenchement de la crise, des voix se sont élevées pour appeler à l’instauration de mesures protectionnistes à l’échelle européenne. Si les demandes de protectionnisme sont récurrentes dans ce type de contexte, elles n’en demeurent pas moins dangereuses, comme le montrent les travaux les plus fiables. L’Union européenne ne saurait adopter une politique protectionniste sans en subir de graves conséquences.Il est vrai que certains défenseurs du protectionnisme posent de bonnes questions. Mais les problèmes qu’ils soulèvent trouveront leur solution dans des actions de politique économique qui doivent être menées au niveau communautaire.
À quelques jours de la réunion du G20 à Londres, le 2 avril, l’économiste Nicolas Bouzou, directeur et fondateur de la société d’études Asterès, directeur d’études au sein du MBA Law and Management (université Paris-II-Assas), formule quatre propositions pour que l’Europe ne tombe pas dans le protectionnisme :

  • le développement des capacités européennes de recherche et d’innovation ;
  • le renforcement du financement de l’innovation ;
  • l’harmonisation des normes et des règlements nationaux ;
  • la coordination des politiques macroéconomiques.

Nicolas Bouzou est l’auteur de plusieurs notes pour la Fondation pour l’innovation politique :