Adoptée in extremis par le Congrès, la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 est la réforme majeure, du moins en matière institutionnelle, du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Elle permet une modernisation substantielle de la Ve République en rétablissant un certain équilibre entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, ce dernier étant subordonné au premier depuis 1962 (sauf en cas de cohabitation). Autrement dit, face à la figure de l’ « hyper président », héritage de la conception gaullienne du gouvernement, est édifié en contrepoids un parlement aux prérogatives élargies. Détaillant avec précision ces nouvelles prérogatives parlementaires, Jean-Félix de Bujadoux développe en filigrane l’idée selon laquelle cette révision constitutionnelle est le produit d’une vision plus libérale des pratiques de gouvernance, se rapprochant ainsi du modèle anglo-saxon.

32 pages, 3€ | Novembre 2011 | ISBN : 978-0-36408-021-8