Croissance en berne, taux d’inflation et taux d’intérêt nuls, épargne en quête d’investissements et vieillissement de la population constituent les principaux défis d’une relance économique qui peine à voir le jour, au moins en Europe.

La montée de la Chine a permis au système capitaliste de pousser aux extrêmes sa logique actionnariale : baisse du coût du travail et hausse du profit. À cette réalité se conjugue l’ambivalence des États face au système financier, qui s’interdisent d’intervenir dans l’économie mais n’hésitent pas à s’endetter pour le sauver. Cette situation caractérise la situation économique européenne et menace un modèle social qui constitue le fondement des valeurs de notre Europe.

Résorber cette crise passe par le nécessaire approfondissement politique, économique et financier de la zone euro afin de lui permettre d’exister sur la scène internationale. Cette relance de l’Union européenne implique une réorganisation de l’entreprise dont le tableau de bord est obsolète et qui doit mieux exploiter son capital humain pour innover et retrouver le cercle vertueux de la croissance au bénéfice de tous les actifs. Cette refonte de l’entreprise sera facilitée par la modification du droit des sociétés afin de supprimer les excès actuels de la logique actionnariale.

Cette note a été écrite par Francis Mer, ancien ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, président d’honneur du groupe Safran et membre du conseil de surveillance de la Fondation pour l’innovation politique.

Crédit photo home : Flickr-CC- Sebastiaan ter Burg

Avril 2015 | ISBN : 978-2-36408-080-5 | 32 pages